A M. 1I0UI.T
lloUen, 1« 7 Janrler I7S8«
Il étoit bien cruel, monsieur, que chacun de nous désirant si fort conserver Pamitiéde l'autre, crût également l'avoir perdue. Je me souviens très-bien, moi qui suis si peu exact à écrire, de vous avoir écrit le dernier. Votre si * lence obstiné me navra T&me, et me fit croire que ceux qui vouloient vous détacher de moi avoient réussi; cependant, même dans cette supposition , je plaignoia votre foiblesse sans acc!liser votre cœur; et mes plaintes, peut-être indiscrètes, prouvoient, mieux que n'eAt fait mon silence, Tamertume de ma douleur. Que pouvoit faire de plus un homme qui ne s'est jamais départi de ces deux maximes, et ne s'en veut jamais départir ; l'une de ne jamais rechercher personne, l'autre de ne point courir après ceux qui s'ea vont? Votre retraite m*a déchiré : si vous revenez sincèrement, votre retour me rendra la vie. Malheureusement je trouve dans votre lettre phis d'éloges que de sentimens. Je n'ai que faire de vos louanges, et je donnerois mon sang pour votre amitié.
Quant à mon dernier écrit, loin de l'avoir fait par animosité, je ne l'ai fait qu'avec la plus grande répugnance^ et vivement sollicité : c'est
un devoir que j*ai rempli sans ni*y complaire t mais je n'ai qu^un ton ; tant pis pour ceux qui me forcent de le prendre , car je n'en changerai sûrement pas pour eux. Du reste, ne craignez rien de l'effet de mon livre ; il ne fera du mai qu'à moi. Je connois mieux que tous la bourgeoisie de Genève : elle n'ira pas plus loin qu'il ne faut, je vous en réponds.
■ Hi motiii antmoruiD atqae bac eertaniliia tanU t Piilverb exigai Jaela oompreiM quieteent. •
Moultou, je n'aime à vous Voir ni ministre ni citoyen de Genève. Dans l'état où sont les mœurs, les goûts, les esprits dans cette ville, vous n*êtes pas fait pour l'habiter. Si cette déclaration vous fâche encore, ne nous raccommodons pas, car je ne cesserai point de vous la faire. Le plus mauvais parti qu'un homme de votre portée puisse prendre est celui de se par-* tager. Il faut être tout-à-fait comme les autres, ou tout*à-fait comme soi. Peusez-y. Je vous embrasse.
Saluez de ma part votre vénérable père.
A ■. D^JVERNOIS.
Motien, IttVJanTler I7S5.
J'ai reçu, monsieur, avec vos dernières lettres, comprise celle du 5 , la réponse aux Lettres écrites de ta ^.awpagne. Cet ouvrage est excellent, et doit être en tout temps le manuel des citoyens. Voilà, monsieur, le ton respectueux, mais ferme et noble, qu'il faut toujours prendre, au lieu du ton craintif et rampant dont on n'osoit sortir autrefois, mais il ne faut jamais passer au-delà. Vos magistrats n'étant plus mes supérieurs, je puis, vis-à-vis d'eux, prendre un ton qu'il ne vous conviendroit pas d'imiter.
Je vous remercie derechef des soins sans nombre que vous avez bien voulu prendre pour mes petites commissions, mais qui sont grandes par la peine continuelle qu'elles vous donnent ; car il semble, à votre activité, que vous ne pouvez être occupé que de moi. Vos soins obligeans, monsieur, peuvent m*êtce atissi utiles que votre amitié me sera précieuse ; et lorsque vous voudrez bien observer nos conditions, une fois àt
CORRESPONDANCE
mon aise de ce côié» bien but de vos bontés» je n'épargnerai point vos peines.
Je n*ai point encore donné le louis de votre part i ma pauvre voisine ; premièrement, parce que sa santé étant passable à présent, elle n'est pas absolument sous la condition que vous y avez mise ; et en second lieu , parce que vous exigez de n'être pas nommé, condition que je ne puis admettre , parce que ce seroit faire présumer a ces bonnes gens que cette libéralité vient de moi , et que je me cache par modestie, idée à laquelle il ne me convient pas de donner lieu.
Bien des remerclmens à H. Deluc fils, de sa bonne volonté. Je ne vouscacherai pas que l'optique me seroit fort agréable; mais, premièrement, je ne consentirai point que M. Deluc, déjà si chargé d'autres occupations, s'en donne la peine lui-même-, et je crains que cette fantaisie ne coûte plus d'argent que je n'y en puis mettre pour le présent. Mais il m'a promis de me pourvoir d'un microscope ; peut-être même en faudroit*iI deux. Il en sait l'nsage, il décidera. Je serois bien aise aussi d'avoir, en couleurs bien pures, un peu d'outremer et de carmin, du vert de vessie, et de la gomme arabique.
Il est très à désirer que la fermentation causée par les derniers écrits n'ait rien de tumultueux. Si les Genevois sont sages, ils se réuniront, mais paisiblement; ils ne se livreront à aucune impétuosité, et ne feront aucune démarche brusque. Il est vrai que la longueur du temps est contre eux ; car on travaillera fortement à les désunir, et t6t ou tard on réussira. La combinaison des droits, des préjugés, des circonstances, exige dans les démarches autant do sagesse que de fermeté. H est des momens quiiue reviennent plus quand on les néglige; mais il faut autant de pénétration pour les connottre que d'adresse à les saisir. N'y auroit-il pas moyen de réveiller un peu le Deux-Cents? S*il ne voit pas ici son intérêt, ses membres ne sont que des cruches, lilais tenez-vous sûrs ' qu'on vous tendra des pièges, et craignez les faux frères. Profitez du zèle apparent de M. Ch . , mais ne rorii y ficf pas, je vous le répète. Ne comptez point non plus sur l'bpmme dont vous m'avez envoyé une réponse. STxl faut agir, que ce soit plus loin. Du reste, je c(^mencc à pen-
ser que si l'on se conduit bien, cette ressource hasardeuse ne sera pas nécessaire.
Vous roulez une inscription sur votre exemplaire. Mes bons Saint-Gervaisiens en ont mi» une qui se rapporte à l'ouvrage : en voici oae autre qui se rapporte à l'auteur : AUo qwBsitH cœh lueenif ingemmtque reperià.
Je sais fflché de vous donner du latin ; nais le f rançois ne vaut rien pour ce genre ; il m moti, il est mort, it s'a pas plus de nerf que de vie.
Mille remerctmens, je vous prie, i madans d'Ivernois, pour la bonté qu'elle a eue de présider i l'achat pour mademoiselle Le Yassear. Son goût ae montre dans ses empief les comme son esprit dans ses lettres. Je vous embroaiede tont mon cœur.
Voici une lettre pour M. Moulton : la sienne m'a fait le plus grand plaisir, et mon cœur ea a voit besoin.
Je m'aperçois que l'inscription ci-dessosfst beaucoup trop longue pour l'usage que vous en voulez faire. En voici une de l'invention de M. Moultou, qui dit a peu près la même chose en moins de mots : Luget et moneL
J'onbliois de vous dire que le premier de ce mois MM. de Gouvet me firent prier, par une dépntation, de vouloir bien agréer h boorgeoisie de leur communauté ; ce que je fis avec reconnoissance ; et, le lendenuiin,uBdesgoiivemeurs avec le secrétaire m'apportèrent dei lettres conçues en termes urès-obligeans et trèshonorables, et dans le cartouche desquelles, dessiné en miniature, ils avoîent ea l'attentioo de mettre ma devise. Je leur dis, car je ne veux rien vous taire, que je me tenois plus libre, sujet d un roi juste, et plus honoré d'être membre d'une communauté où régnoit Tégalité et la concorde , que citoyen d'une république où les lois n'étoient qu'un mot, et la libené qu'un leurre. H est dit dans les lettres que la délibération a été unanime aux suffrages de cent vingt-cinq voix.
Hier l'abbaye de l'arquebuse de Coovet me fit oifrir le même honneur, et je l'acceptai de même. Vous savez que je suis déjà de celle de Métiers. Je vous avoue que je suis plus flatté de ces marques de bienveillance, après un assez long séjour dans le pays poor que ma conduite et mes mœurs y fussent connues, qns
SI elles m^emsent été prodiguées d'abord arrifam.
en y
A H. DE GAUFFECOORT.
Uotien-Tnven, te 42 Janvier 1705.
le suis bien aise, mon cher papa, que vous puissiei envisager, dans la sérénité de votre paisible apatbie, les agiutions et les traverses de ma vie» et que voua ne laissiez pas de prendre aux soupirs qu'elles m'arrachent un intérêt digne de notre ancienne amitié.
Je vondrois encore plus que vous que le mot parût moins dans les JLettres écrites de la mon^ iagne; mais sans le mot ces lettres n'auroient point existé. Quand on fit expirer le malheureux Calas sur la roue, il lui étoit difficile d'oublier qu'il étoit là.
Vous doutez qu'on permette une réponse.
Vous vous trompez t ils répondront par des libelles diffamatoires : c'est ce que j'attends pour achever de les écraser. Que je suis heureux qu'on ne se soit pas avisé de me prendre par des caresses I j'étois perdu» je sens que je n'aurois jamais résisté. Grftce au ciel, on ne m'a pas gAté de ce c6té-là, et je me sens inébranlable par celui qu*on a choisi. Ces gens-là feront tant qu'ils me rendront grand et illustre, au lieu que naturellement je ne devois être qu'un petit garçon. Tout ceci n'est pas fini : vous verrez la suite, et vous sentirez, je l'espère, que les outrages et les libelles n'auront pas avili votre ami. Mes salutations, je vous prie, à M. de Quinsonas : les deux lignes qu'il a jointes à votre lettre me sont précieuses ; son amitié me parolt désirable ; et il seroit bien doux, de la former par un médiateur tel que vous.
Je vous prie de faire dire à M. Bourgeois que je n'oublie point sa lettre, mais que j'ai* tends pour j répondre d'avoir quelque chose de positif à hii marquer. Je suis fâché de ne pas savoir son adresse.
Bonjour, bon papa : psriez-moi de temps en temps de votre santé et de votre amitié. Je vous embrasse de tout mon coeur.
P. S. Il paroti à Genève une espèce de désir de se rapprocher de part et d'autre. Plût à Dieu que ce désir fût sincère d'un c6té, et que j'eusse la joie de voir finir des divi-
sions dont je sois la cause innocente 1 pMt à Dieu que je pusse contribuer moi-*mème a cette bonne œuvre par toutes les déférences et satisfactions que l'honneur peut me permettre! Je n'aurois rien fait de ma vie d'aussi bon cœur, et dès- ce moment je me tairois pour jamais.
A M.'nUCLOS.
irotien, le t3 Janvier 1765.
J'attcndois, mon cher ami, pour vous remercier de votre présent que j'eusse eu le plaisir de lire cette nouvelle édition, et de la comparer avec la précédente ; mais la situation violente où me jette la fureur de mes ennemis ne me laisse pas un moment de relâche ; et il fiiut renvoyer les plaisirs à des momens plus heureux, s'il m'est encore permis d'en attendre. Votre portrait n'avoit pas besoin de la circonstance pour me causer de l'émotion ; mais il est vrai qu'elle en a été plus vive par la comparaison de mes misères présentes avec le temps oik j'avois le bonheur de vous voir tous les jours. Je voudrois bien que vous me fissiez l'amitié de m'en donner une seconde épreute pour mon porte-feuille. Les vrais amis sont trop rares pour qu'en effet la planche ne restât pas longtemps neuve, si vous n'en donniez qu'une épreuve à chacun des vôtres ; mais j*ose ici dire, au nom de tous, qu'ils sont bien dignes que vous rusiez pour eux.
Quoique je sache que vous n*ôtes point fait pour en perdre, je suis peu surpris que vous ayez à vous plaindre de ceux avec lesquels j'ai été forcé de rompre. Je sens que quiconque est un faux ami pour moi n'en peut être un vrai pour personne.
Ils travaillent beaucoup à me faciliter l'entreprise d*écrirc ma vie, que vous m'exhortez de reprendre. Il vient de parottre à Genève un libelle effroyable, pour lequel la dame d'Épinav a fourni des mémoires à sa manière, lesquels me mettent déjà fort à mon aise vis-à-vis d'elle et de ce qui Penioure. Dieu me préserve toutefois de limiter même en me défendant I Mais sans révéler les secrets qu*elle m'a confiés, il m'en reste assez de ceux que je ne tiens
iOB
CORRESPONDANCE
pas d'elle pour la faire connoltre autant qu'il est nécessaire en ce qui se rapporte a moi. Elle ne me croit pas si bien instruit; mais» puisqu'elle m'y force, elle apprendra quelque jour combien j ai été discret. Je vous avoue cependant que j*ai peine encore à vaincre ma répugnance, et je prendrai du moins mes mesures pour que rien ne paroisse de mon vivant. Mais j*ai beaucoup à dire, et je dirai tout; je n'omettrai pas une de mes fautes, pas même une de mes mauvaises pensées. Je me peindrai tel que je suis : le mal offusquera presque toujours le bien ; et, malgré cela, j'ai peine à croire qu'aucun de mes lecteurs ose dire, Je suis meilleur que ne fut cet homme-là.
Cher ami, j'ai le cœur oppressé, j'ai les yeux gonflés de larmes ; jamais être humain n'éprouva tant de maux à la fois. Je me tais, je souffre, et j'étouffe. Que ne suis-je auprès de vous I du moins je respirerois. Je vous embrasse.
A M. D*iyERN0IS.
MoUen, te 17 Janvier 1768.
Votre lettre, monsieur, du 9 de ce mois ne m'est parvenue qu'hier, et très-certainement elle avoit été ouverte.
Il me semble que je ne serois pas de votre avis sur la question de porter ou de ne pas porter au Conseil général les griefs de la bourgeoisie, puisqu'en supposant de la part du petit Conseil le refus de la satisfaire sur ces griefs, il n'y a nul autre moyen de prouver qu'il y est obligé : car enfin de ce que des particuliers se plaignent, il ne s'ensuit pas qu'ils aient raison de se plaindre; et de ce qu'ils disent que la loi a été violée, il ne s'ensuit pas que cela soit vrai, surtout quand le Conseil n'en convient pas. Je vois ici deux parties, savoir; les représentans et le petit Conseil. Qui sera juge entre les deux?
D'ailleurs la grande affaire en cette occasion est d'annuler le prétendu droit négatif dans sa partie qui n'est pas légitime (*) ; et rien n'est plus important pour constater cette nullité que
(*) Poar bien oumpreodre celte lettre et une partie de oellei qal tailTCQt, il faut connoltre la conatitoUOD politique de Genève k l'époque où elles furent écrites. On en trouve un Uble^u •uccinct en tête des Lettra de ta montagne. G, P.
l'appel au Conseil général. Le fait seul de celle assemblée donneroit aux représentans gain de cause, quand même leurs griefs n'y seroicnt pas adoptés.
Je conviens que par la diminution du nombre cette souveraine assemblée perdra peu à peu son autorité ; mais cet inconvénient, peutêtre inévitable, est encore éloigné, et il est bien plus grand en renonçant dès à présent aux Conseils généraux. Il est certain que voue gouvernement tend rapidement i l'aristocratie héréditaire ; mais il ne s'ensuit pas qu'on doive abandonner dès à présent un bon remède, et surtout s'il est unique, seulement parce qu'on prévoit qu'il perdra sa force un jour. Mille incidens peuvent d'ailleurs retarder ce progrès encore ; mais si le petit Conseil demeure seul juge de vos griefs, en tout état de cause vous êtes perdus.
La question me parok bien établie dans ma huitième lettre. On se plaint que la loi est transgressée. Si le Conseil convient de cette transgression et la répare, tout est dit, et vous n'avez rien a demander de plus; mais s'il n'en convient pas, ou refuse de la réparer, que vou reste-t^il a demander pour l'y contraindre? un Conseil général.
L'idée de faire une déclaration sommaire des griefs est excellente; mais il faut éviter de la faire d'une manière trop dure, qui mette le Conseil trop au pied du mur. Demander que le jugement contre moi soit révoqué, c'esc demander une chose insupportable pour eux, et aussi parfaitement inutile pour vous que pour moi. Il n'est pas même sûr que l'affirmative passât au Conseil général, et ce seroit m'exposer à un nouvel affront encore plus solennel. Mab demander si l'article 88 de lordonnance ecclésiastique ne s'applique pas aux auteurs des livres ainsi qu'à ceux qui dogmatisent de vive voix, c'est exiger une décision très-raisonnable, qui dans le droit aura la même force, en supposant l'affirmative, que si la procédure étoit annulée, mais qui sauve le Conseil de l'affrooi de l'annuler ouvertement. Sauvez à vos magistrats des rétractations humiliantes, et prévenez les interprétations arbitraires pour Pavenir. Il y a cependant des points sur lesquels on doii exiger les déclarations les plus expresses ; tels sont les tribunaux sans syndics, tels soat les
emprisonDemêna faits d^ofBce, etc. Ijiîfises U, meagiears, le petit point d^honnenr, et ailes au solide. Voilà mon avis.
J'ai reçu les couleurs et le microscope ; mille remerctmensy et à M. Deluc. N*oublicz pas, je TOUS supplie, de tenir une note exacte de tout. Dans celle que vous m'avez envoyée vous avez oublié la flanelle ; je vous prie de réparer cette omission.
J'ai fait donner le louis à ma voisine. Digne homme, que les bénédictions du ciel sur vous et sur votre famille augmentent de jour en jour une fortune dont vous foites un si noble usage!
Le messager doit partir la sema in e prochaine . Je voudrois que vous attendissiez les occasions de vous servir de lui plutôt que d*importunei* incessamment M. le trésorier pour tant de petits articles qui ne pressent point du tout, et dont l'expédition lui donne encore plus d'incommodité qu a moi d'avantage.
Ne faites rien mettre dans la gazette. Le gazetier, vendu à mes ennemis, altéreroit infailliblement votre article, ou Tempoisonneroit dans quelque autre. D'ailleurs à quoi bon? Que ne suis-je oublié du genre humain ! que ne puis-je, aux dépens de cette petite gloriole, qui ne me flatta de ma vie, jouir du repos que j'idolâtre, de cette paix si chère à mon cœur, et qu'on ne goûte que dans l'obscurité I Oh I si je puis faire une Fois mes derniers adieux au public I.... Mais peut-être avant cet heureux moment faut-il les faire à la vie. La volonté de Dieu soit faite. Je vous embrasse tendrement.
Je vous prie de vouloir bien donner cours à cette lettre pour Chambéri. Je ne puis faire la procuration que vous demandez que dans la belle saison, voulant qu'elle soit légalisée à Yverdun ou à Neuchâtel, par des raisons que je vous expliquerai et qui n'ont aucun rapport à la chose.