‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1- (volume 2)Chapitre 12 sur 166 · ATTITUDES VICIEUSES · texte numérisé non relu

ATTITUDES VICIEUSES

rhumatisme noueux, par exemple, dans le temps même où les contractures occupent les muscles, on voit la plupart d'entre eux, mais ceux surtout qui produisent l'extension, subir une atrophie plus ou moins marquée. La dépression et Texaltation des propriétés de l'élément ganglionnaire représentent, en pareil cas, les deux phases successives d'un même processus morbide. Mais il est des cas dans lesquels la dépression fonctionnelle de la cellule nerveuse paratt se développer primitivement d'emblée : ainsi paraissent se passer les choses dans les exemples d'amyotrophie primitive dont je vous ai entretenu en premier lieu. Mais vous n'avez pas oublié, sans doute, que, même dans ces cas, du moins à en juger par les quelques observations que je vous ai présentées, les conditions qui préparent la contracture musculaire et y prédisposent, à savoir l'exaltation des réflexes, se trouvent en quelque sorte combinées à l'amyotrophie.

Il n'y a donc pas, vous le voyez, contrairement à ce qu*on pouvait s'imaginer au premier abord, opposition, ni surtout contradiction entre les deux ordres de faits. Qu^il y ait contracture ou, au contraire, amyotrophie consécutive à une lésion articulaire, la lésion spinale est la même, au fond. Ces deux ordres de phénomènes représentent en quelque sorte les deux phases extrêmes d'un même processus morbide.

Je ferai remarquer, en terminant, que cette même combinaison, et cette même succession de la contracture et de l'amvotrophie ne sont pas, tant s'en faut, un fait unique dans Thistoire des affections spinales. Nous la retrouvons très accentuée dans la sclérose latérale amyotrophiquc, dont je vous ai présenté un exemple récemment *.

1. hepuîs cette le^*on, M. Cliarcot a re^-ii de Si. hresirlifeM, pn»fe>.M'iir «le patholotjTie a SiaiichesU*r, la plioto^rraphie de la main d'un étudiant du (.n|lè^e K<»yal qui pouvait, en étendant la deuxième phalange et en fle^hl^oant la première et la troi^^iénie, déterminer a volonté une déformation anali»^u« à colle du rhumatÎNme clironi4|ue \^y, \%). Vn élève de la clinique de la

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