COMPARAISON DES DEUX CAS
lésion destructive occupant Técorce grise de Tun des hémisphères cérébraux.
Personne ne saurait contester, je pense, que dans l'observation qui vient d'être rappelée, tout se rapporte à l'hystérie. Or, entre ce cas et celui de Porcz... la présence des attaques et des points hystérogènes dans le premier fait seule la diCTérence. Sous tous les autres rapports, les deux observations sont de tout point assimilables et l'on peut dire que celle de Pin..., plus complète, plus facilement déchiffrable que celle de Porcz..., du moins à certains égards, comble, en quelque sorte, la lacune qui existe entre celle-ci et les cas d'hystérie les plus vulgaires; elle marque, si Ton peut ainsi parler, la transition, et nulle part la série n'est un instant interrompue.
Nous avons donc sous les yeux deux exemples de monoplégie brachiale hystérique^ de cause traumatiquey observés chez P homme] telle sera la conclusion de tout ce qui précède.
Je crois vous avoir démontré que chez les deux hommes atteints de monoplégie brachiale, qui ont fait l'objet des précédentes leçons, la paralysie survenue à la suite d'un traumatisme, est de nature hystérique. Or, ici, le diagnostic entraîne tout naturellement avec lui le pronostic et il est clair que celui-ci sera infiniment moins grave dans le cas d'une affection de ce genre que dans le cas où il s'agirait d'une lésion organique destructive. Sans doute, chez nos deux malades, la paralysie, déjà de date ancienne, pourra persister, tout hystérique qu'elle soit, peut-être encore pendantdes mois, des années môme, surtout si nous n'intervenons pas à l'aide d'une action thérapeutique appropriée : toutefois laguérison, on peut l'afQrmer, aura lieu tôt ou tard, et tous nos efforts doivent tendre à la h&ter.
Mais comment, suivant quels principes, faudra-t-il intervenir?