PARALYSIES PAR SUGGESTION
et pouvant se traduire à l'extérieur par des phénomènes moteurs correspondants. SU en est ainsi, on conçoit que Tidée inculquée étant dans une expérience de ce genre, celle de paralysie, une paralysie réelle pourra, en effet, s'ensuivre ; et nous verrons qu'en pareil cas, elle se montrera souvent (eut aussi accentuée cliniquement que si elle provenait d'une lésion destructive de la substance cérébrale. Ce sont là des assertions que je vais dans un instant essayer de justifier en vous rendant témoins de la production de ces paralysies dites par suggestion, lesquelles pourront èlre à bon droit considérées comme représentant le type des paralysies psychiques.
Au préalable, je crois devoir vous rappeler un certain nombre de faits que vous connaissez déjà, très certainement, par nos études antérieures ^ Vous devez les avoir présents à l'esprit pour bien comprendre ce qui doit suivre. Donc je vous remettrai en mémoire tout d'abord que, dans la phase léthargique de ce que l'on appelle le grand hypnotisme, l'inertie mentale est tellement absolue, en général, qu'il est impossible d'entrer en relation avec le sujet hypnotisé et de lui communiquer par quelque procédé que ce soit, une idée quelconque. !l n'en est plus de même dans les deux autres phases de l'hypnotisme. Ainsi dans la catalepsie — je parle ici seulement de la catalepsie vraie, telle que je l'ai décrite — certains phénomènes de suggestion s'obtiennent aisément, et, en raison de leur simplicité et de leur peu de tendance à se généraliser, ils sont d'une analyse relativement facile. Evidemment c'est par là, en bonne méthode, que Tétude des suggestions hypnotiques doit èlre commencée. Ici encore, comme dans la phase précé-
i. J.-M. Charcot, Essai d'une distinction nosographique des divers états nerveux compris sous le nom d hypnotisme, Note comm. à TAcadémie des sciences. 1883. — Id. Lezioni cliniche redatte dal Dr Dom. Miliotti. SuUeparaliû psichiche, p. 103, 110, Miiano, 18S5.