Op, cit., p
CSbargot. GSuv. compl. t. vn. Malad, des VieiUarda. i5
226 UTBIIB
un logTraenl ti^s hiimiiic. parutl avoir mi unt* iitUquc de rhumalîsme articulaire aigu ; elle esl restt^e au Hl pendant six seinaines et deu:t mois après s'être levée, elle ne pouvait pas marther sans béquilles. Depuis cette époque, il y a eu de temps en temps des lumbagos et des douleurs articulaires fugaces. A quarante ans, nouvelle allaque de rhumatisme articulaire subaigu. Un dernier accès du môme genre s'était produit quatre ans avant son entrée dans le service.
La ménopause avait eu lieu k cinquante-cinq ans, et c'est peu de temps après cette époque que l'oppression a commencé k paraître. Au début de l'atTection pulmonaire, elle était restée deux mois environ sans pouvoir se coucher dans son lit. Les accès, toujours très longs, ont d'abord été assez éloignés les uns des autres, puis ils se sont rapprochés tellement que, depuis trois ans environ, l'oppression éUdt permanente; elle augmentait beaucoup pendant la marche.
Depuis que l'affection tboracique avait acquis une telle intensité, les douleurs articulaires étaient devenues plus vaeiii-s l't phi^ fugaces. Point de déformation des jointures; . craquements très manifestes dans les genoux.
Après un séjour assez prolongé à l'infirmerie, cette femme a fini par succomber, après avoir présenté un œdème considérable des membres inférieurs.
L'autopsie a permis de constater :
1" Une hypertrophie du ventricule droit, sans lésions valvulaires du cœur, et sans traces de péricardite ancienne ou récente,
2° Des lésions articulaires presque complètement identiques à celles du rhumatisme articulaire aigu, mais sans épancbement synovial dans la jointure, et avec un état velvétique beaucoup plus prononcé des surfaces osseuses,
3° Dans les poumons, une rougeur prononcée, une vascularisalioD évidente de la muqueuse des bronches ; ces conduits
lARYNGITE, PHTISIE, ALBUMINURIE 227
renfermaient une quantité considérable de mucus verdâtre et tenace.
Le fils de cette femme est depuis longtemps asthmatique (l).
Il est évident qu'il s'agit, dans cette intéressante observation, d'un rhumatisme articulaire d'abor(>aigu, puis subaigu, qui a fini par passer à l'état chronique. La coïncidence de l'asthme chez cette malade avec ces manifestations articulaires est d'une importance capitale au point de vue qui nous occupe.
On sait qu'on a depuis longtemps signalé l'existence d'une laryngite liée au rhumatisme aigu. Garrod a décrit aussi une forme particulière de laryngite chronique dans le rhumatisme noueux.
L^ phtisie pulmonaire a-t-elle des rapports avec le rhumatisme chronique ? Cette question est encore douteuse, et nous nous proposons de la discuter plus loin.
Appareil urinaire. — Dans le rhumatisme aigu, il existe une néphrite spéciale que nous venons de signaler. Dans la goutte, les altérations du rein sont presque la règle. Dans le rhumatisme chronique, la néphrite albumineuse est assez fréquente dans les périodes avancées, d'après les recherches que j'ai entreprises sur ce sujet avec M. Cornil. Ces lésions, d'ailleurs, se rencontrent toujours chez des sujets profondément cachectiques.
Les affections de la vessie ne sont pas très communes dans le rhumatisme articulaire aigu. Il ne faut point confondre avec la goutte vésicale ces ardeurs éprouvées en urinant par les rhumatisants, et qui tiennent à la concentration extrême des urines.
Dans le rhumatisme chronique, la cystite est au contraire
\ . Cette observation est rappportée dans la thèse de M. le D' Bail, mais d'une manière incomplète.
axa AFKECTIOHS Di' SYSTEME NERVEUX
asseïfpéqufinlc, wiirLoul i-lici! Ifs wujcls liejiuis liiii^U>m[i-i conûabi au lit.
Ai'pAHEiL DE l'innbbvatioi». — A, AffecUoTU cérébrales. Nous avoDs coQsLaté les^aalogies profondes qui existent entre Venréphahpat/tie rfutmatismale et les accidents cérébraux de lagouLte. La folie rhumatismale, àbtniii parBurowa, Mesnet, Griesinger, ae trouve assez souvent associée aux formes subaiguSs du rhumatisme.
Des accidents de celle espèce on élé signalés dans le rhumàtisrae chronique par FuUer el M. Vidal. Mais ces faits sonl peu communs.
La /nigraine, si commune dans l'inlervalle des accès de goulle, se retrouve aussi daas le rhumatisme chronique ( 1 ).
B. Amenions médullaires. — La choree, dont les rapports, avec le rhumalisme aigu sont si bien démontrés, ne parait pas exister dans le rhumatisme chronique ; du moins, je ne Tai jamais rencontrée dans cette affection.
Mais plusieurs maladies qni se rattachent h la moelle épinière se rencontrent dans la forme chronique du rhumatisme.
La paralysie agitante, ou tout au moins le tremblement, peuvent coïncider avec le rhumatisme chronique partiel ou généralisé.
J'ai vu plusieurs cas à'alaxie locomotrice coïncider avec i'artlirite sèche et les nodosités des jointures (2).
Quant aux paraplégies, elles s'unissent rarement au rhumatisme aigu ou subaigu, et il lautbien se garder de confondre les douleurs articulaires des affections spinales avec le rhu-
1. Consulter k ce sujet la Ihèae de M. le D' Malherbe. Paris, 1S66, p. 55.
9. Depuis l'époque uù cette leçon a Été rédigée, j'ai eu l'occasion d'observer plusieurs faits qui me portent > croire que \es phénomènes articulaires, dans i'ataxie locomotrice, sont le plus souvent placés sous la dépcntlancc de l'aN fection médullaire, et ne se rattachent point au vice rhumatismal. Consiiller. « cet égard, l'intéressant travail de M. le D' Mougeol. (Thèses de Paris, 18ffl.)