QUINZIÈME LEÇON
Sjrmptomatologie du rhumatisme
chronique progressif.
Sommaire. — Trois types fondamentaux du rhumatisme articulaire chronique.
— Ds constituent, au fond, une seule et même maladie. — Rhumatisme articulaire chronique progressif ou rhumatisme noueux. — Souvent confondu avec la goutte, dont il diffère essentiellement. — Il affecte de préférence les petites jointures.
Arthropathies qui se rattachent au rhumatisme noueux. — EUles ressemblent souvent, au début, à celles du rhumatisme aigu. — Rétraction spasmodique des muscles. — Attitudes vicieuses. — Désordres permanents. — Douleurs.
— Craquements. — Déformations osseuses. — Jointures affectées de préférence. — Les malus sont presque toujours atteintes les premières. — Envahissement symétrique. — Mode de succession des arthrites. — Généralisation d'emblée, fréquente chez les jeunes sujets : marche progressive chez les sujets Agés. — Déformation consécutive des membres. — Deux types principaux ; leurs variétés.
Marche de la maladie. — Altérations consécutives. — Forme atrophique ; —
forme œdémateuse. — Perte des mouvements. Déformation des membres inférieurs ; — de la colonne vertébrale. — Déviation
de la tête. — Envahissement général de toutes les jointures. Mode de production de ces lésions. — Opinions diverses. — Contractions spas-
modiques. — Causes accessoires.
Symptômes généraux. — Hématologie. — Réaction générale. — Évolution
rapide. — Évolution lente.
Messieurs.
Jusqu'ici nous n'avons guère envisagé le rhumatisme articulaire chronique que par un seul côté. L'anatomie pathologique de cette affection a été jusqu'à présent l'objet de son
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éliidps: mais il esl temps d'abordor le poinlde vue clinique, et de placer soua vos yeux l'appareil symptomalique qui révèle l'exislence de celte maladie.
Nous avous insisté déjà sur la nécessité de recoimattre ici trois types fondamentaux, sousierapport analomique : ilnous paraît également nécessaire d'établir cette distinction sous le rapport de la symptomatolopie. Il s'agit, vous le savez déjà, du rliumatisme noueux, ou rhumatisme articulaire chronique progressif, du rhumatisme articulaire chronique partiel et du rhumatisme d'Heberdea.
(>e ne sont point là, d'ailleurs, trois maladies distinctes, mais trois formes particulières d'une seule et même maladie. Il n'en est pas moins indispensable de les séparer, car la nature et l'enchaînement des symptômes, le pronostic et même le traitement différent dans chacun de ces trois types du rhumatisme chronique.
Nous consacrerons cette leçon à IV^tude du rhumnli.ir/te articulaire chronique progressif.
Le rhumatisme noueux constitue, au point de vue médical, le plus intéressant des trois types que nous venons d'indiquer. Souvent confondu avec la goutte, il a quelquefois été désigné sous le nom de rhumatisme goutteux. Nous vous avons déjà fait voir qu'il faut établir à cet égard une distinction profonde. Le rhumatisme ne doit jamais être confondu avec la goutte ; mais toutes les variétés du rhumatisme ariculaire font partie d'une seule et même famille pathologique, et doivent rentrer dans un cadre unique.
Le rhumatisme noueux est aux autres formes de rhumatisme chronique ce que le rhumatisme aigu généralisé est au rhumatisme subaigu ou partiel. 11 affecte de préférence les petites jointures, celles des mains en particulier. C'est une maladie qui se montre trop souvent au-dessus des ressources