AGE
Pour le r/iiimatisme d'Heberden, Thérédité me paratl éUblie, d'après mes observations personnelles : c'est là bien souvent une affection de famille. C'est d'ailleurs un pointque Garrod avait déjà fait ressortir.
En ce qui concerne le rhumatisme chronique partiel, la question est encore à l'étude, et je ne saurais me prononcer là-dessus.
Age, — La période classique du rhumatisme articulaire aigu s'étend de quinze à trente ans; mais cette affection n'est pas rare aux premières années de la vie ; on la voit se développer chez des enfants de cinq à dix ans ; et, d'après West et la plupart des auteurs, les maladies du cœur sont plus fréquentes chez les jeunes rhumatisants que chez les sujets plus Agés.
Nous avons ici une différence à signaler entre le rhumatisme et la goutte et qui ne se développe guère avant l'âge de vingt ans, comme nous l'avons déjà fait observer (p. 139);
La forme aiguë du rhumatisme articulaire se présente rarement après l'âge de cinquante ans. Sur cent quatre-vingt-dixneuf cas, Macleod ne l'a vu se développer qu'une seule fois après l'âge de cinquante-cinq ans : et Fuller, sur deux cent quatre-vingt-dix-neuf cas, n'en a vu que sept après cinquante ans.
J'ai moi-même observé deux faits de ce genre après soixantedix ans. Il s'agissait, dans le premier cas, d'un rhumatisme aigu léger ; dans le second, il s'était développé un rhumatisme sub-aigu fébrile d'une grande ténacité.
Pour le rhumatisme noueux , nous avons démontré, M. Trastour et moi, qu'il est deux périodes dans la vie où l'on est plus particulièrement exposé à subir ses atteintes. C'est de
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vinglà trente mis, 6|ioqu'; «le développement complet, el de quarante à soixante ans, époque de la ménopause, que rette iifTeclioa se manifeste le plus volontiers. Haygarth avait donc commis une erreur en rattachant presque exclusivement le rhumatisme chi-onique à la ménopause.
Néanmoins cette maladie peut :;e montrer, '^oit avant, i^otl apr^s Ifs époques que nous venons de signaler. Nous possédons plusieurs observations qui en fournissent la preuve.
Ainsi, M. Lahorde a présenté à la Société de biologie un petit garçon âgé de huit ans. qui présentaittoutes les déformations caractéristiques de rhumatisme noueux : la maladleavait débuté à l'âge de quatre ans, — J'ai déjà signalé, à propos de la péricardite rhumatismale (p. 138], lecas si remarquable que M, Martel a recueilli dans le service de M. le D' Barlhez. — J'ai observé moi-même les cas suivants :
Une infirme de la Salpétrière, qui avait été élevée dans une habitation humide, a été frappée d'un rhumatisme noui-ux & Tâgc de dix ans.
Une autre infirme du même Iiospioe, qui avait vécu pendant son enfance dans une loge humide, a été prise à l'âge de seize ans.
Enfin, un homme élevé dans une de ces carrières abandonnées sur les bords de la Loire, qui servent fréquemment d'habitations, fut atteint de rhumatisme noueux à l'âge de vingt ans.
Le rhumatisme partie/, et surtout [""artliritp déformante, se rencontrent surtout chezdes sujets avancés en âge ; on les observe souvent dans l'âge moyen de la vie. C'est seulement chez les jeunes sujets que ces affections sont vraiment exceptionnelles. Cependant on en a vu des cas au-dessous de trente ans.
Quant aux nodosités d' Heberden, nous avons vu que si elles sont surtout fréquentes dans l'âge sénile, elles peuvent se montrer cependant chez les jeunes sujets.