SEXE ; CAUSÉS EXTÉRIEURES
Sexe, — Les hommes, sont plus sujets que les femmes au rhumatisme articulaire aigu. Cependant il n'existe pas, sous ce rapport, une différence bien prononcée.
Le rhumatisme noueux est incomparablement plus fré^ quent chez les femmes (Trastour, Vidal). Il suffit, pour s'en convaincre, de comparer les habitants de Bicétre aux femmes infirmes de la Salpêtrière.
Le rhumatisme partiel est peut-être plus commun chez les hommes; c'est ce qui a lieu surtout pour l'arthrite déformante.
Les nodosités d'Heberden paraissent être plus fréquentes dans le sexe féminin ; mais ce point n'est pas encore bien élucidé.
Causes extérieures. 1° Froid humide. — L'impression brusque et passagère du froid ne peut être considérée que comme une cause occasionnelle, et nullement comme une cause spécifique du rhumatisme, il ne faut point imiter l'erreur d'Eisenraann, quî, sous le nomà" Er/caltungskrankheiten (maladies par refroidissement), a écrit un ouvrage dans lequel le rhumatisme embrasse la pathologie tout entière, ou peu s'en faut.
Il est certain loulefois que, chez les sujets prédisposés, le froid jouit d'une grande puissance pour développer, soit le rhumatisme articulaire aigu, soit le rhumatisme chronique, à évolution rapide.
Mais nous sommes loin de contester l'influence d'un
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Les trois quarts euviron des femmes atteintes de relie dernière maladie la rattaclieiil à l'inflticncc prolongée du froid liumiile. En aflinnaiit que ct-lte condition est consLintP, Beau a exagéri^, sans doute, une vérilfi incontestable; mais il esl certain que cellp cause existe dans la majorité des cas.
Dps habilntions au rez-de-chaussée, des chambres humides et sonibres, des draps mouillés, des papiers tombant des murs, telles sont les conditions qui se retrouvent chez la plupart des sujets atteints de rhuniiitisme chronique. En outre, la plupart des malades ont «éjournû longtemps dans ces tristes réduit» : pendant quatre, six, huit cl m(*mc dix ans. Il existe aux environs de Chaulilly de vraie* demeures de troglodytes ; ce sonl des excavations situées au-dessous du sol. h. l'inLérieur de vieilles carrières abandonnées. Parmi les malheureux qui ^'y sont réfugiés, il en est, au rapport de Beau, un grand nombre qui sont atteints de rhumatisme noueux. Il n'y a pas lieu de s'en étonner: cependant, il ne faut point oublier que dans plusieurs contrées la population vit encore dans des habitations souterraines, sans paraître en éprouver de grands inconvénients. C'est ce qui a lieu, par exemple, dans certaines provinces de l'empire russe, et notamment en Géorgie. — On sait que pendant laretraite des Dix-Mille, les Grecs, parvenus en Arménie, trouvèrent les habitants du pays logés dans des excavations de ce genre, et qu'au milieu d'un hiver glacial, ils éprouvèrent un grand bien-être dans ces souterrains bien chauffés (1). Rappelons-nous d'ailleurs qu'il s'agit ici de pays très froids, et qu'on ne
1, Xénophon, Avâpasi;, Livre, IV, %ki.