‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 140 sur 230 · On goût, p · texte numérisé non relu

On goût, p

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lagotittf, et (ie faire ressorlir les différences qu'elles présenlent : mais le temps nous presse, et il faut nous contenter d'une vue d'ensemble.

Il est vrai, d'une manière générale, que les causes de la froutle se rattachent au bien-être, ans excès, & la bonne chère; d'une manière générale, les causes du rhumatisme, et surtout du rhumatisme chronique, sonl plutôt la misère, le froid humide, l'insuffisance de ralimentation, et les influences débilitantes de toute nature.

Mais le contraste devient plus frappant encore, si nous cnm- ])iirons Hn\ afTections qui s'associent volontiers avec la goutte celles qui accompagnent le plus habituellement le rhumatisme.

D'un côté, nous trouvons le diabète (i), l'obésilé. la gravelle (2), dont nous avons démontré (p. H7à 124) les rapports de parenté avec la goutte, et qui ne se rencontrent que rarement avec le rhumatisme ; de l'antre côté, la scrofule (3). ta phthisie,lesafrectionscancéreuse8(4),fréquente8danslerhuraa-

I. Sur '^^ cas de iliabètc, lu rhumnliïmc ariietiluiri: nigu a èle nuLé ilea\ foi» âciilplnfnl par Grioïlngcr, dans ses Éludes mir te dîabilf. Je nf crois pts qu' le diittèle M jimtli élé obv-rvë comme une complication du rhumttisme cbroniquc.

3. J'ai vu la graïclle uriqiic coexister avec le rlmmalismc noiicui chei une femme ; mais le aang ciaminé dana ce cas, à plusieurs reprises, n'a jtunais renfermé d'acide iiriqiic en cxcèa.

3. La scrofule ligure très souvent parmi les antecêdenta des sujets atteints de rhuTnalitmc chronique progressif. 11 est très fréquent de voir ces si^jcts présenter au cou des cicatrices spécifiques. Je pourrais ciler plusieurs exemples de femmes qui, poniinnt leur jeunesse, ont èlé alTectces de tumeurs blanches, et clic! qui, plus lard, le rhumatisme noucun s'est développe. Sur 119 cas do rhumatisme noueux, FuUer {toe. cil., p. 334) en ciic 23 (1/5) dont lo père, Ib mère et les collatéraux avaient présenté des signes évidents de phtisie pulmonaire. Cette alTcction, je puis l'ellimncr, vient souvent emporter les infirmes atteints de rhumatisme noueux -, et dans ce cas, il m'a semblé que la phtisie se faisait remarquer par la lenteur de son évolution. — Chez les si^ets atteints de rhumatisme aigu, la phtisie est rare ( Wunderlich, Hamernjk]. Cependant, la coïncidence de ces deux affoclions esl possible : M. Danjoy, qui a appelé l'attention sur ce point, croit que la maladie esl alors inodilléi' dans son évolution qui serait retardée,

4. J'ai pu maintes fuis me convaincre, à la SaipËtrière, que la coïncidence des

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