AI£AI.I»S ; POTASSE, SOMJE
l."eiiii)iri:»nie avait fait connaîtra un goupe d'agents qui répoiiilculàocs indications longtemps avant qno l'acide urique n'eût éli5 découvert. Ces agents, ce sont les nlralins. Sous ce titre, on comprend :
i° Les alcalis (soude, potasse, lithine) et leurs carbonates. Ils ont une action marquée sur reslomac pour en neulmliser Tncidilé ;
2' Les sels organiques (citrates, lartrales, etc.) à base iilraline ;
3' Les pbospliates de soude el d'ainmonia([ui' qui ont une rénctîcm alcaline et une action spéciale sur l'excrétion urinai re.
On aurait lort de croire que Ions les alcalins peuvent être indilféremmenl substitués les uns aux autres. Qu'on se rappelle à cet égard les expériences de MM. Cl. RernarJ ef Grandeau répétées plus tard par Guttmann (1). Ces observateurs ont constaté qu'un gramme de sel de potasse injecté danslea veines d'un cbieu de moyenne taille sufGsail pour le tuer ; 20 centigrammes suffisaieul pour tuer un lapin. Pour obtenir (es mêmes effets avec un sel de soude, ij fallait une dose au moins trois fois plus forte.
Voyons donc quelle est laclion spéciale de chacune de ces substances prises séparément, et pour commencer parles deux bases les plus babituellement employées, comparons entre elle la potasse et la soude.
Les sels de potasse ont une action diurétique dont la réalité a été bien démontrée par Mitscherlich. Celle des sels de soude n'est pas aussi marquée.
L'action dissolvante de la potasse sur l'acide urique est bien plus énergique que celle de la soude. On sait que l'urate de potasse est beaucoup plus soluble que celui de soude. D'ail-