IMPORTANCE DE U TUERMOMÊTRIE CLINIQUE
mort survient. Or. qu'arrive-t-il dans ces circonstances si variées ? On peut dire que Tanimal meurt de froid (Brown-Séquard, Soc, de Biologie, 1. 1, p. 102, 1849). Il meurt de froid car le réchauffement artificiel retarde toujours la terminaison fatale, ou même permet, dans les conditions les plus heureuses, le retour complet à la vie.
Ainsi, Messieurs, de par la théorie comme d'après l'expérience le chaud et le froid, poussés à un certain degré, dans l'organisme, sont des éléments de premier ordre et dont il faut tenir compte, non-seulement pour établir le pronostic dans un cas pathologique donné, mais encore pour régler l'administration des agents thérapeutiques.
Mais je m'aperçois un peu tard que la digression dans laquelle je suis entré m'a conduit fort loin, et il est temps d'en revenir à la pcithologie sénile.
Il ne suffit pas d'avoir reconnu que, dans la vieillesse l'exaltation de la température centrale ou son abaissement jusqu'à un certain niveau ont la même signification qu'aux autres époques de la vie ; il nous faut établir actuellement que les oscillations de la température, consignées avec grand soin, jour par jour, heure par heure, sous forme de tracés graphiques, pendant le cours de certaines maladies, fournissent chez le vieillard comme chez Tadulte, ainsi que je l'ai démontré dans le temps {Gaz. df's Hôpitaux, i866, et Leçons sur les maladies des vieillards, 1867.)^ des types constants et caractéristiques pour chacune de ces maladies ; car c'est sur cette circonslance mc^me qu'est fondé ce diagnostic des maladies fébriles par la température, sur lequel M. le professeur Sée appelait récemment l'attention de ses auditeurs. Vous allez