‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 172 sur 230 · GOUTTE ASTHÉNIQUE : RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

GOUTTE ASTHÉNIQUE : RÉSUMÉ

seules atteintes (Bouillaud, Chômai et Requin.) Ces lésions, on n'en saurait douter, sont le résultat de Tinflammation. Mais rinflammation qui les produit agit d'une manière lente ; elle désorganise les tissus dans certains points, en même temps qu'elle engendre ailleurs des productions nouvelles (corps étrangers, bourrelets osseux); elle parait n'amener jamais, à moins de circonstances étrangères, la production du pus. C'est là un caractère important à noter, que Lobstein avait remarqué déjà, mais qui a surtout été mis en lumière, dans ces derniers temps, par MM. Deville et Broca, dans leurs éludes remarquables sur V arthrite sèche (1).

Rksumé

Les infirmités que nous avons décrites, d'après les observations relevées à l'hospice de la Salpêtrière reconnaisseilt pour cause une aiSeciion primitivement chronique, qui apour siège de prédilection les petites jointures des extrémités des membres, mais qui peut envahir la plupart des grandes articulations, successivement et dans un certain ordre.

Nous avons rencontré cette affection chez des femmes d'une

1. Nous avons Irouvé de bons rcnscij?nements sur le sujet qui nous occupe dans les auteurs suivants :

Portai. — Observations sur la nature et le traitement du rachitisme. Paris, 1798.

Kohicr. — Berchreîb, der Phys. iind Path. prap. lena, 1795.

Voigtcl. — Handhuvh. der path. Anat.. Ilalle, 1804.

Sandifort. — Mus. anat., t. 2 ; 1793.

Lobstein. — Anat. path., t. 2.

W. Smith — A Treati^e on fractures in the vicinitij of joints, Dublin, 18-47.

Gruveilhicr. — Atlfts d'anat pathol., t. 2, 9« livraison.

Requin. — Lac. cit.

Adams. — The Cyclop. of anat. and physiol.. Lond., 1839.

Broca. — Comptes rendus de la Société anatomigue, 1851.

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ponilition tnisérHlile, et qui, pour la plupart, ont été exposiéa

ptriidanl dt lunpues années k l'iuflupiici' du froid humide.

Ellf* a di'hulC lo plus souvenl par Ips joiutures des doigtai de la main, où Plie a produit des douleurs articulaires, gonllf'niiml des parties superficielles qui a gagné bienlfll les I parties profnndps et y ti iliHerminf- des déformations permanentes.

A une époque plus ou inoin^ voisine du début, il sVsl dé- J veioppé des douleurs sourdes, el d'un caractère spécial, qui 1 puraisKaii'Ut uvoir leur siège dans les muscles, et qui s'accompagnaient de rélraction des extrémités ou des membres eiisménies ; d'autres l'ois, celle rétraction ne s'est accompagné» d'aucune douleur appréciable dans le Inijet des muscles. Les déformations ont élé caractérisées par le gonflemenl profond dont nous avons [«irlé plus haut, des suliluxations des os. et des déviations quelquefois très prononcées.

Les déviations, qui se prêtent à une description spéciale, pour chaque espèce de jointures, se sont faites, en général, pour li'S gniudes articulations dans le sens de la flexion ; elle» ont pu, quant à ce qui concerne les mains, être ramenées, comme nous l'avons montré, à deu\ types à peu prés constants.

L'affection a présenté une niarclie très lente et a déterminé peu de douleurs, lorsqu'elle s'est dévelo|)pée chez des femmes âgées ; son évolution a été, au conlr;iirc. souvent assez rapide, les douleurs ont été vives, chez les sujets d'un ;\ge moins avancé. Les dévialions sont alors apiiarues de bonne heure, et sont devenues plus marquées.

<;hez un certain nombre déjeunes sujets, la rétraction musculaire a singulièrement prédominé siu' les phénomènes arllirilii]ues. Après avoir présenté jiemlarit longtemps des rémissions plus ou moins comj)lèles, la niarclie est devenue enfin

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