RÉSUMÉ
continue avec des exacerbations. Les malades otit alors quelquefois éprouvé des phénomènes fébriles, eu général peu intenses et de peu de durée. Dans deux cas sur quarante et un, nous avons rencontré une complication évidente du côté du cœur.
Aucune des manifestations de la diathèse urique n'a été remarquée. Les dépôts de matières tophacées dans les jointures, ou à leur périphérie n'ont été observées à aucune époque de la maladie, quel qu'ait été d'ailleurs le nombre des petites articulations atteintes et le degré des altérations qui y ont été rencontrées.
Les lésions trouvées, par l'autopsie, dans les jointures, étaient les mêmes que celles qui ont été rattachées, par la plupart des auteurs, au rhumatisme articulaire primitivement chronique, à ces différences près, qu'elles siégeaient dans un plus grand nombre d'articulations à la fois et qu'elles se rencontraient plus constamment et à un plus haut degré dans les jointures des extrémités supérieures.
Telles sont les seules conclusions immédiates que nous puissions déduire des études purement descriptives que nous avons faites.
On voit, par le résumé qui précède, que la description tracée d'après nos observations ne diffère pas essentiellement de celle qui nous a été donnée, par laplupart des auteurs, du rhumatisme articulaire chronique, et par M. le professeur Piorry des arthrites chroniques et des arthropathies, indépendantes de l'hémite. Les causes, les lésions, les symptômes, sont au fond les mêmes dans les deux cas. Mais pourquoi, chez certains sujets, les arthrites sévissent-elles de préférence sur les petites jointures des extrémités ? Pourquoi cette marche presque toujours fatalement envahissante? Pourquoi ces déformations, ces déviations habituellement prononcées, et parfois