‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 182 sur 230 · EXAMEN MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

EXAMEN MICROSCOPIQUE

cupe, dans une épaisseur de i/2 à i millimèlre, la plus grande étendue des cartilages diarthrodiaux. Sur une coupe de ces cartilages, le dépôt blanc paraît limité du côté de la face profonde par une ligne légèrement ondulée. La surface synoviale de la capsule articulaire, dans toute son étendue, ainsi que les divers ligaments de Tarticulation offrent une multitude de petits points blancs adhérents et donnant Fidée d'une fine poussière. Ces mêmes points blancs se retrouvent dans Tépaisseur du ligament rotulien. Les articulations tibio-astragaliennes, celles du coude et de Tépaule présentent des altérations analogues. La synovie est dans ces diverses jointures, rare, transparente, peu visqueuse.

La matière blanche qui incrustait les cartilages articulaires, traitée par Tacide azotique bouillant, puis par Tammoniaque, a donné la belle coloration pourpre de murexyde.

Examen microscopique. Les dépôts d'urates des cartilages articulaires, examinés au microscope, sur des coupes perpendiculaires à la surface de ces cartilages, vus à un faible grossissement, formaient une zone opaque à la lumière transmise, blanche à la lumière réfléchie, régulière, du côté de la surface articulaire, festonnée, du coté de la tète osseuse. A un plus fort grossissement (200 diamètres), chacun de ces festons arrondis {Fig, 27, V) donnait naissance à des houppes soyeuses de cristaux fins et allongés qui se dirigeaient du côté des cellules de cartilage libres de tout dépôt f/'ij'. 27, 0). A la limite du dépôt, entre les cellules tout à fait transparentes et les portions noires d'urates, se trouvaient des masses opaques [Fig, 27, N et Fig. 28, C) ayant la forme et le volume des cellules cartilagineuses, et de ces masses partaient des cristaux fins. En ajoutant de Tacide acétique, les cristaux et les masses opaques se dissolvaient en même temps qu'apparaissaient toutes les formes cristallines propres à Tacide urique {Fig.^1, v) et lorsque tout était dissous il restait aux points primitivement noirs de belles cellules cartilagineuses. Comme la dissolution se faisait lentement, on pouvait en suivre toutes les phases, et voir que, d'à-

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l)orii, (es aiguilleii cristal! inea se dissulvaienL ainsi que les urales cuiiteDUs dans la substance fondamentale du cartilage en laissant lea cellules noires et encore incrustées (Pig. 'St, c"}. Puis la Mieuibrane des cellules commençait à apparaître cl les urates contenus dans leur iulérieur étaient dissous Jusqu'au noyau qui

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restait opaque un cei-lain temps (Fig. 28, c"). Bientôt les urales renfermées dans le nuyaude la cellule laissaient voir, en se dissolvant, la membrane du noyau et le nucléole qui devenait transparent, en dernier lieu (/"'ig. 28, c"). Nous avons répété un grand nombre de fois, et ji de longs intervalles de temps, la

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