DESCRIPTION DES JOINTURES
sions, soit des ulcérations plus ou moins profondes, dont quelques-unes mettent à nu la substance osseuse. Il semble qu'en même temps, la texture du cartilage lui-même ait changé de nature; il parait s'être ajouté à la substance cartilagineuse propre, du tissu fibreux qu'on enlève sous forme de lamelles. Dans ce degré la synoviale est très épaissie ; elle a une coloration d'un violet foncé : sa face interne est couverte de bourgeons charnus, dont quelques-uns sont pédicules. Un liquide épais et visqueux, mais transparent, remplit la cavité synoviale ; mais, dans quelques articulations, on rencontre une sorte de substance blanche albumineuse, un peu concrète, complètement libre au milieu de la cavité droite.
Nb'tons qu'en outre, la face externe de la membrane synoviale est doublée par une couche fibreuse très résistante qui la sépare des ligaments articulaires proprement dits. Cette couche nouvelle, qui semble due au tissu cellulaire sous-synovial épaissi et devenu fibreux, joue un grand rôle dans l'obscurité des mouvements exécutés par certaines articulations. Nous avons parlé de l'obstacle qui existait pendant la vie à l'extension de l'avantbras sur le bras ; nous avons dû rechercher sur le cadavre à quoi tenait cet obstacle. Aussi nous avons disséqué avec soin : 1** le tissu cellulaire sous-cutané ; 2^ les muscles eux-mêmes ; 3^ les ligaments péri-articulaires. Après avoir coupé successivement ces différentes parties, nous ne vîmes pas cesser le moins du monde l'obstacle à l'extension ; mais, sous les ligaments péri-articulaires que nous enlevâmes avec précaution, nous rencontrâmes une couche épaisse, fibreuse, qui les séparait de la synoviale. Quand cette couche eût été coupée, et qu'il ne resta plus que la séreuse elle-même, tous les mouvements s'exécutèrent dans l'articulation comme à l'état normal. C'était donc, non pas dans l'articulation même, non pas non plus précisément en dehors d'elle, que gisait la cause de cette contracture apparente, mais bien dans la couche intermédiaire â la synoviale et aux ligaments péri-articulaires, laquelle s'était épaissie et rétractée, ce qui ne veut pas dire que, pendant la vie, les muscles ne jouaient pas un certain rôle dans la difficulté qu'on éprou-
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Kn rèt;!'' S'^néralf, cesldu fund d "une ulcération du cartilat;c. laquelle a mis l'os à nu, que parlent les brides celluleuses intraarlienlnires. Ces dernières vont de laulre côté se rendre, soil au Tond d'une ulcération analogue du cartilage opposé, soit à la face interne d'un point quelconque de la synoviale elle-même. Mais, dans d'autres cas, ce qu'il nous a semblé du inoins, c'est du cartilage lui-même transformé, devenu fihro-cartilajîe. que l'on voit partir ces lit;aiiients iuler-articulaires de nouvelle formolion. Ces derniers, tantôt friables, minces et Iransparenls. tantôt plus épais el i)ius résistants, perniellent d'ailleurs encore certains mouvenients ; ils permellent, par exemple, dans les