‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 202 sur 230 · Voir p. 425 à 475 de ce volume · texte numérisé non relu

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SS4 yott^ SUB U COUTTE

sUtii^A nn dfthois des tub(!!< droits; 2° dirsdépûts d'iirats de »ivdB dépourvus, du moinit en Hppareoce, de structure cristatli». siégeant dans la cavité mâmc des tubet; dont ils repi-êsenleat iit moule interne ni sur It^squeln s'implantent les (poupes At cristaux. Celte disposition mérite d'élre rapprochée de cellr {(u'on observe, lorsqu'il s"agit des cartilafcesdiarlhrodiaux : dans re dernier r&n, les nombreux i^ristsux nriculair^s qui pénètrent la sul)Mtaticn fondamentale du cartilage, paraissent implaalés par une do leurs extrtiiiiilés dans \vs chondroplaslos autour (lesquels ils rayonnent, tandis que la cavité de coux-ci l'st litWralenient remplie par les d(^pI^Ls d'urate de soude amorphe (Char cot cl Corail. Inr. cU. , p. 153 ; voy tig.3 ; et Bg. (i et tlg, T.') Ip. 3ffil*.

Alléralionn du rein dan* la goutte. — Les altérations do rcia qu'on observe dans la goutte peuvent ^tre rapportiies à deai espèces bien distinctes :

I. En premier lit'u. on traave rafTectiou décrite par M. Hayrr snufi \i^ nnni dK Méphrite gotiltêiite (Rayer, Traité des maladif* det miru, t. Il, p. Ai, 1840) ; c'est, A proprement parler, la ^nt- 'fUi' du rehi. Les lésions anatomlques sont les suivantes : l°it la surface de la substance corticale et quelquefois dans soo épaisseur, on remarque de petits forains de sable qui, vus au mirroscope ou traités [lar les rnactifs convenable-;, sont fadli'inenl rcconiiaisiablt^s pour être de l'acide uriqut'. Lorsque ces di'jiiMs de sable sont considérables, la substance corlicale. est plus ou inoins altérée lA oft ils se sont opérés; 2° en outre de* crains d'acide urique dans la substance corticale, on en voil quelquefois un plus grand nombre dans l'intérieur des mamelons ou îles calices, enlin on trouve quelquefois dans les calices on dans le bassinet, non seulement des grains de gravelle, mais encore de véritables calculs d'acide uri(iue, ou des calculs dont le noyau est forme de cet acide. — Encore i"'ii étudiées, les alti'rations concomitantes du tissu rénale el. rénat paraissent devoir étro rajqiorlécs tantôt i"! la né|dirili' interstitielli.', lauti'il à la néphrite suppurative. — Pendant la

vie, les lésions qui viennent d'être décrites peuvent rester latentes. Dans les cas où des graviers plus ou moins volumineux se sont engagés dans les uretères, elles se traduisent parles symptômes ordinaires de la colique néphrétique ; d'autres fois, les malades éprouvent, soit d'une manière pour ainsi dire habituelle, soit sous forme d'accès, des douleurs rénales plus ou moins accusées ; ils rendent, de temps à autre, en urinant, du sable d'acide urique cristallisé ; en même temps, les urines renferment une proportion variable d'albumine, et quelquefois, en outre, des globules rouges du sang.

II. En second lieu, on rencontre les lésions rénales de la maladie de Bright, tantôt sous la forme de la néphrite parenchymaieuse, tantôt sous celle de la néphrite interstitielle. Ce dernier cas est, incontestablement, de tous le plus fréquent, et c'est à la néphrite interstitielle qu'il faut rapporter les descriptions qui ont été données du rein goutteux [gouty kidney) par le docteur Todd et quelques autres médecins anglais. Sur 152 cas de néphrite parenchymateuse [reins à surface lisse) constatés par l'autopsie, le docteur Dickinson (Medico-chirurg , Transact., 1861, p. 170) n'en a rencontré qu'un seul qui fut relatif à un sujet goutteux, tandis que sur 281 cas de néphrite interstitielle {reins atrophiés, à surface rugeuse), 27 concernaient des individus qui, pendant la vie, avaient présenté les caractères les moins équivoques de la goutte. Il importe de remarquer d'ailleurs, qu'à part la coexistence des infarctus d'urate de soude, les lésions du parenchyme rénal dont il s'agit ne diffèrent en rien d'essentiel de ce qu'elles sont, dans la maladie de Bright ordinaire et indépendante de la goutte.

Au point de vue symptomalogique, la néphrite albumineuse, lorsqu'elle est liée à la goutte, se distingue, peut-être, entre toutes, par sa bénignité apparente, et par une évolution plus lente. Souvent l'anasarque et l'œdème font défaut ; ils sont rarement très accusés ; la proportion d'albumine que renferment les urines est fréquement peu considérable, etc. Ces caractères, toutefois, sont loin d'être constants.

nSM» sorss sua la lioirrE

Quoi qu'il fïi lioit, il est certain que la né{>hrite albanunpo'ii' <tc& goutteux iKtul, cuiume les autres formes do la maladii-, tt'accotupaguer des redoutables symptûmes de l'urémie coom!aixe ou comateuse ; et il est au moins très vraisemblable t^ue bon nombre d'accidents cérébraux qu'on rapporte ù la joui/c rfmonléf ou tnril placée, ne sont autre chose que des accidents HrAïii^uM rtubordonnés àraOeclion renaît' qui se développe» fri^quemment ^ua riiiHueuco de la gouLte. La dyspepsie et la diarrhée urémiques. l'hémorrhagie inlra-encëphatique, i'ii>per^ trophie ilu crur, sont amsi parfois des conséquences de II néphrite albuuiineusG, choï Les goutteux. Ce sont l& des faits que M. Oarrud a d'ailleurs parfaitement reconnus et dont il sera plus amplement question par la suite.

— Sur les altérations des reins dans la goulto, consultai: Rayer, lor. cit. — De Castelneau, lor. cit. — Todd.r/inicai UtluTft on thr DUcates af Ike urinanj organs, (?li-. London, 1857. p. 3Ct9, — (i. Johnson. On Ihe tli»ease»of Ihe kidney. Loiidou, IKÎ!. pp. 78, 109, 173, IBii. — W. R. fiashain. Ou ftroputj connetlfd H'illi diicase» offhckidni-y.i' édition. London. 1803, pp. 20Ô, StO. - Chucot et Cornil, loc cit. — Charcol, Gtu. de* hApitaui, i aoflt 18fiC — S. Rnsenstein, Die l'nlhologie uml Thn-ajn' df NierenkrankheUm. Berlin, 1863. p. 220. — A. Fournier, Dt l'urémie. Paris, IHIkI, p, H^i. — J. B. Malherbe, thèse de Paris, i:t aoiU 18l>l>.

Le docteur lieiicc JonL's dit avoir rencontré, chez un fîoulteiix des dépi'jts d'urate de soude crislaliisé, dans la paroi des tube; linim'hi(|ues [l'filhnlog. Sioeieli/. — The lAiiicel. lHr>li, p. fl8l.

Uiins le cas rapporté par Landcier, la concrétion aortiqiK' ju'ûscnlait la composition suivante : acide urique, H ; matiènanimale. 0 : phosphalc de chau\, Gi; carbonate de chauv, li'>; carbonate de magnésie, 2. [/{ueliners tepntorium, 18-i7, t. XIV. p. m, et (i. Ilay. Dimixei of adcamed Life. London, I8i9. y. itiT. — Hf'ute Jones iloc. cil.) et Bramson [Zetlschrift fur ration, mediz., ISi.'i, t. 111) ont aussi rencontré de l'acide urique dan> lesconcrélions de l'aorte llioraci([ne clie?. des sujets goutleut

Plaques osiéiformes des valvules miirales. — Lobstein cite un cas dans lequel des plaques ostéifonnes contenues dans Tépaisscur des valvules mitrales étaient composées, suivant une analyse faite par le professeur Masuyer, de phosphate et d'urate de chaux et de soude (Traité (Tanatomie pathologique^ t. II, 1833, p. 527). Le docteur Samuel Edwards aurait observé un fait du même genre [The Lancet, 1850, t. I, p. G73). (P. 27G).

Causes de la rareté relative de la goutte à Edimbourg et à Dublin. — M. Bennett [Clinical lectures on the principles of medicine, 2* édit., 1858, p. 91G) fait également remarquer que la goutte est très rare chez le peuple à Edimbourg, et en général dans toute TEcosse. Cela tient, suivant M. Bennett, en partie à la sobriété des habitants, mais surtout à cette circonstance que leur seule boisson alcoolique est le whiskey, et qu'ils ne font pas usage des bières fortes et des vins capiteux dont la classe ouvrière de Londres use, au contraire, si largement. — De même qu'àEdim bourg, la goutte est rare à Dublin, chez la population ouvrière, et vraisemblablement pour les mêmes causes (voy. à ce sujet Todd, Clinical lectures on the urinary organs, London, 1857, p. 401. — J. F. Duncan, Dublin q uar ter ly journ., iAdi,y 1865, p. 302) (p. 287).

Influence de r usage des bières fortes sur la production de la goutte, — Il paraît certain qu'à Londres, Tusage habituel et trop souvent Tabus de certaines bières fortes, telles que le porter et le stout, placent la population ouvrière dans des conditions hygiéniques toutes spéciales et qui doivent expliquer, en grande partie, pourquoi la population dont il s'agit se montre affectée assez fréquemment, bien plus fréquemment que cela n'a lieu partout ailleurs ; c'est là du moins une opinion à laquelle les médecins anglais paraissent aujourd'hui se rattacher tous d'un commun accord et que Scudamore avait déjà très nettement exprimée. « Je suis disposé à penser, a-t-il dit, » qu'en Angleterre et particulièrement à Londres, la goutte est » devenue bien plus fréquente dans les basses classes de la

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Il sociôli^, depuis Tumb*' If^s général l't tn'i» ahnndant da pwirr. » C'est un liquide tr(>s nuLriUr qaï. joint aux Kpiritucui, «I » même ii une ({UAiiUti^ modérée d'aliments solides, peutittc ■1 regardé comme très prcipr»- A amener cette plélhnre inOamioi- " toiro qui dispose A la goutlA. « {Trailé sur h nature el If Iraittment de la gmiHf. Pari*, IBÂTI, t. I. p. 103.) Sur celte question le docteur Todd n'est pas moins expliciti- : " Toutes les personon. H dit-il, " ijui font abus du porter souffrunt liM ou tard de 11 " goutte »; ut UD peu plus loin : « La bière est par exceltencf l'alin ment de la goutte .> {Clinkal (fct. on the urinnry Ornant, 1837, p. 400). — Dans plusieurs de ses écrits, le docteur T. WatsOD a ti^moigné dans le même sens (voy. Ihe Laneet, 1843. p. 308. — h'rlurtion Ihe principle* nf phi/tic, t. II, p. 739. London, t8,'>Ti (p. 294.)

Hiirefé de la goulltr dnn» le* patjn rhn'uU. — D&na ses KlimalO' lugUchf Unlf-rtuckangen ( Notiien veberdk gevgrapkùche Absent von Giaat. Leipxtg, IR58, p. tit), le docteur A. Mnbry a rassemble les nombreux documents qui téinoigaeot que, aous les tropiques — aux Indes en particulier, en Afrique, au P^rou et surtout ai BrLmi — lu HDUlle est rare ou mSnie S ppii prè^ inconnue, nOn seulement chez les indigènes, mais encore parmi les résidents européens. — Voir aussi sur le même sujet : A. Hirsch: Hondbmh d'T hisliirich-gfiogi-nplmdiea pathologie, t. |, p. jTi. Erlangen, 1859) (pages .105-301;.)

Iii/l-reiio- di- la race — L'intluence île la race serait aussi Tort imporianti'àninsiilérer; mais, surce point, les renseignements fool diifaul àpeu près complÈtemenl. Toutefois, le docteur (juarrier a rapporté [ilusieurs observations de goutte survenue chez les

nègres servant cnrnmi! marins dans l'armée anglaise, (/^'dimbtirgh médical n,idmrgicalJour»ul,\mH,\.. IV, p. i.'W (p. 3(H;1

Siiliiriiixme el goulle. — Ce point deliologie, mis en relief par M. liarcod, ne pouvait manquer d'évi'iller l'attention des cliniciens. Hientôl, en Angleterre, des faits contirmatifs furent pru-

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duis, en particulier par M. R. W. Falconer {Briiish médical Journal,^ November 1861, p. 464), et W. Begbie {Edinburgh médical Journal^ Augiist 1862, p. 125). On a même pris soin de relever, dans les écrits de quelques anciens observateurs, plusieurs passages où une relation entre la colique Devonshir et la goutte se trouve mentionnée en termes plus ou moins formels. G. Musgpave, par exemple, dans sa dissertation sur VArthriiis symptomatique y s'exprime comme il suit : « Alii vero colica apud Damnonium ex pomaceo immiti et acido nimis usurpato derivaiur... Sepiimo et octavo œtatis lustro sœpe colica tentât tir ii, qui vinum hoc indigena potare soleant, itaque pergrœcari ; et ubi illa confirmatur et jam inveterascit, non raro colicœ suppulutat arthritiSy cum articulorum dolore, tumore, cœterique appartu, ad purœ et genuinœ arihritidis faciem ordinato. » (De arthritide symptomatica Genovœ, 1752 cap. X, art. 5. p. 65. — veniens.) Voici maintenant un passage extrait d'un Essai sur les eaux de Bathy publié en 1772 par le docteur W. Falconer : « Les eaux de Bath sont de la plus grande utilité dans le traitement des affections goutteuses qui succèdent quelquefois à la colique de Poitou, et qui ont été observées et décrites par le docteur Musgrave, et depuis, par le docteur Huxham. » Pour ce qui concerne ce dernier auteur, je dois déclarer que dans son opuscule sur la colique de Devonshir, je n'ai rien trouvé qui ait positivement trait à la goutte.

Viennent ensuite des documents de date moins ancienne. La collection des écrits inédits de C. Hiilier Parry Collections ofthe Unpublished médical Writings of the late C. H, Parry, London, 1825, t. I, p. 243), recueil riche d'observations cliniques intéressantes, et qui révèlent presque toujours une rare sagacité, contient un tout petit chapitre daté de 1807, et portant ce titre : Goût from Lead (Goutte par le plomb). J'observe, y dit l'auteur, qu'après la paralysie saturnine, des malades d'âge moyen, d'ailleurs auparavant bien portants, sont très sujets à éprouver des accès de goutte dans les membres. M. C..., entre autres, a eu la goutte au pied, et il en a éprouvé quelque soulagement. » —

Charcot. OEuv. comp. t. vu. Mal. des Vieillards. ^

880 rtOTES ^LH U GOUTTE

Trois cas de (touttv articulaire cousécuLivu A la paralysie if» inaiun, suite d'intoxiralinn >4aturD)ne, sont «ncore meotiunnês dan» un iiuiivt^l A'mui inr les faux fiatk, publia (io 1822 par le doclfur barlow. — Parmi les obscrvutiuns qu« renfernii^ le recueil des leçons faitos par le docteur Tudd. en 18U, au collo^^ des niédpcinfl de Londres, nous pourrions en citer une, (brt reii)ariiuat>te, ofi l'on voit un peintre en bfttimcQts être atteint pour la première fois de la (goutte après avoir subi plnKieun attaques de coliques de plomb, cl éprouver, par suite, une nouvelle atteinte de colique saturnine {Prarlkab Remarkn oh Gaul. vie. London, 1813, p. A\) ; un second cas de goutte ilévelopptv chfz un individu atteint de paralysie saturnine se trouve daai les leçons cliniques du m^in« auteui, sur les maladies du Sf» tome nerveux [Clinicnl lerl. «n l'nmli/sî». etc. LondoD, 1856, p. 530 et seq.)> Parmi les rétlexions qui suivent cette obseria- Liun, on remarque la phrase suivante : <i Chez ce malade nous avons constata un accompagnement Traquent de rintosicatiOD satarniue, c'est-à-dire la goulle ». Le docteur Tood, dsn» m ouvrage posli^rieur au prt^cédent (Diseate oflhe Urinary Orgms, sect, IS, on (lovf, p. 400. London, 1857). a signalé d'aillaurs lu jieintres en bâtinit^nl-; un nnrnbrf des individus ik- la tlasiie ouvrière atteints de goutte qui fréquentent le plus souvent les hôpitaux de Londres. Enfin, le docteur Bence Jones a, lui aussi. fait i-miarquor mu: les |ilnmbiors et les polisseurs de glaces sont particulièrt'mcnt disposés » conlrïicfiT la tîouttp iJ'Iie /.nnrel.

p. i."., la'Jti).

On voit qu'en délinitive, les résultats de cette revue rétrospective, de même que les témoignages récents, paraissent favorables à la thèse soutenue par M. Garrod. Il ne faut pas oublier toutefois qu'A Londres, la prédominance du régime animal. l'usage des bières fortes, placent les ouvriers en général — et ceux qui manient le plomb nese distinguent en rien sous ce rapport — dans des conditions spéciales qui suffisent à expliquer, au moins en partie, pourquoi la goutte est chez eux fréquente. Il parait, par conséquent, fort diflicile, au milieu d'éléments éliologiques complexes, de démêler la part d'intluence qui peut

revenir au plomb. On comprend par là de quels poids seraient pour la solution de la question, des études comparatives faites dans les localités où Thygiène alimentaire spéciale aux ouvriers de Londres ne peut plus être incriminée.

En France, en Allemagne, du moins à notre connaissance, on ne s'est pas occupé jusqu'ici de savoir s'il existe en effet, un rapport de causalité entre l'intoxication saturnine et la goutte. J'ai dans le temps entrepris quelques recherches sur ce sujet, et j'ai publié, in extenso y l'observation d'un individu atteint de la goutte chronique avec concrétions tophacées et chez qui le genre de vie, pas plus que l'héridité ne pouvaient être invoqués; seule l'intoxication saturnine, caractérisée par plusieurs accès de colique de plomb, se dessinait nettement chez lui dans l'histoire des précédents pathologiques. Mais je dois reconnaître qu'en somme, il résulte de mon enquête, qu'à Paris, où les maladies de plomb sont nombreuses, la goutte est très rare cependant, dans les hôpitaux, même parmi les individus qui sont sous le coup de l'intoxication saturnine. D'après cela, je crois qu'il est permis de dire, dès à présent, que s'il parait acquis que l'intoxication saturnine — ainsi que le veut M. Garrod — peut, avec le concours d'autres causes prédisposantes, contribuer puissamment à développer la goutte, rien ne démontre cependant que la goutte puisse se produire pour ainsi dire de toutes pièces, par l'influence exclusive ou tout au moins prédominante de l'intoxication saturnine. — Compar. Charcot. L'intoxication saturnine exerce-t-elle une influence sur le développement de la goutte, — Gaz. hebdomad,, 1863, p. 433, «(p. 308-311).

Dans trois cas où l'intoxication saturnine s'était compliquée d'une affection articulaire mal déterminée, j'ai recherché, avec l'assistance de mon ami le docteur Vulpian, et en suivant le procédé décrit par M. Garrod, si le sang contenait un excès d'acide urique. Le résultat de nos recherches a été négatif dans les trois cas. Il est vrai que nous n'avons pas opéré sur le sérum du sang, mais bien sur la sérosité obtenue par l'application de vé-

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