‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 211 sur 230 · TREMBLE ENT SÉNILE · texte numérisé non relu

TREMBLE ENT SÉNILE

puis qu'elle est àlaSalpêtrière. Pas de tremblement des mains ou de la mâchoire (i).

Cas V. — Pot..., 84 ans : tremblement de la tête, sans participation de la mâchoire inférieure. Les mains sont libres. La malade est encore capable de coudre ; quelquefois pourtant, elle ressent de petites secousses et se pique les doigts. Le tremblement a débuté il y a une vingtaine d'années.

Pour terminer cette esquisse du tremblement sénile, nous dirons que, jusqu'ici Vanaiomie pathologique n'a rien appris sur son compte ; nous ne connaissons pas son substratum anatomîque. Quant au traitement^ on peut avouer également qu'il est demeuré toujours impuissant (2).

1. Lorsque ces malades écrivent, eUes appuient fortement; les traits sont larges, épais. Veulent-elles tracer une ligne droite, joindre un point à un autre, il y a de temps en temps un petit crochet et plus le tremblement est prononcé, plus nombreux sont les crochets.

2. Leçon résumée par Bourneville et publiée dans le Progrèâ Médical, 1876, p. 816.

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in.

De la chorôe vaigtire chez les vieillards.

Après avoir décrit la rhwée rhi/l/unn/uf hy-tterù/ur, dans une leçon que nous avons rapportée tout hu loiig(l), M.Charcot s ealreteuu ses auditeurs de la c/iorée oulyaire c/iez lex rieillmfh. Nous allon» résumer ici les principaux traits de sa conftVencd.

La cliorée, ch«z le vieillard, ne diffère pas essentiellemenl dp In rhorép vulgaire, la chorée de Sydenham ; c'est, en un mol. le pi^ndîint de cellp qu'on observe si communément ehe/ les fiiifsnt!*. En passant en revue tous les vieillards de la 3alpélrière, Jl. Cliarcot iia pu réunir que i)eu\ makiJes ; AUen... f't Cour... l'n premier fait paraît donc acquis : la rareté de la chori^c dans la vieillesse. Rien, par conséquent, d'étonnanl que les auteurs qui se sont occupés de pathologie sénile n'en parlent pas. l'anni les faits dissi'^niinés dans la si-ii-urf. >l. Cliarcot cite celui d'une femme de 83 ans, consigné par M. Roger ; celui d'un malade de M. G. Sée, âgé de î>9 ans : enfin une observation de Graves, concernant un homme de 70 ans.

I,a chorée vulgaire est-elle modifiée en quelque façon dans sa forme, lorsqu'elle est transplantée chez le vieillard? Non. du moins, en rien d'essentiel. Tout ce qu'il est possible de

. l>lto le<;on fait partie du premier volume des (Miives complètes Charcotfp. 386.)

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