AFFECTIONS INTERCURRENTES DANS LA GOUTTE
son (1), La syphilis, d'après Wells, est très grave chez les sujets atteints de goutte. Elle prend volontiers le caractère scorbutique (2).
Ces accidents, propres aux goutteux cachectiques, s'expli- ' queraient, selon Garrod (3), par rimpemiéabilité du rein. Une métamorphose rapide des tissus exige souvent une élimination énorme, qui ne peut pas avoir lieu quand Texcrétion rénale est insuffisante. Mais il est probable que le problème est plus complexe que Fauteur anglais ne paraît le supposer ; la crase du sang doit y jouer un grand rôle. On peut affirmer, du moins, que sous l'empire d'une pareille diathèse les phénomènes mécaniques, physiques et chimiques de la vie doivent s'accomplir avec bien plus de difficulté que dans Tétat normal.
Mais lorsqu'il n'existe point de cachexie, la terminaison de ces maladies est loin d'être aussi funeste et les choses se passent à peu près comme dans les conditions ordinaires. Il faut remarquer, cependant, que les accidents inflammatoires réveillent presque toujours la prédisposition goutteuse et font apparaître les accès. Nous avons déjà signalé les effets du traumatisme à cet égard. Relativement aux phlegniasies, on peut distinguer trois cas :
1° L'affection inl><3rcurrente (pneumonie, pleurésie, angine, érysipèle) dure un temps plus ou moins long, puis la goutte éclate. Scudamore et Day (4) en ont rîij)|)orlé des exemples.
1. <r La diatlièso ^'outUMisc, on raison de son associalion fréquente nwc les » Jitîections du rein, est une complication très ^'rave du typhus. Je n'ai jamais » vu de sujets goutteux être atteints de typhus et guérir. » Murchison. .1 frentise on continucd fevers, etc. London, 180",*, p. '2*J7. — « Vluries ar/hrifhlem animadvevti cum fehre pulrida fn'devatam ut Int/iali semper eu m evcutu. Schmidtmann. Ohser., t. III, p. 371.). j
2. Sp. Wells. — Pructicul nhservutions on (iouf, et \ London. iSÔi. p. 87.