II. — Géographie médicale de la goitte
La géographie médicale est, au même titre que la pathologie histcirique, un des moyens d'investigation les plus féconds dans les recherches étiologiques. Elle nous apprend à connatlre les diverses régions du globe dans lesquelles prédominent certaines maladi(»s, et nous permet ainsi d'étudier, >ur la plus va.-te échelle, les conditions cosmiques, telluriques et même anthropologiques, qui peuvent en favoriser ou en restreindre h* développement.
Pour ce qui concerne la goutte en particulier, la géographie nous apprend qu'elle n'existe aujourd'hui que sur un seul point du globe, à l'état de maladie généralement répandue ; vous avez déjà nommé TAngleterre. Mais il s'agit exclusivement ici de l'Angleterre proprement dit(* : car ni l'Irlande, ni rÉcosse ne se trouvent, à cet égard, dniis les mêmes conditions que la partie méridionale du Ri))aume-l ni. D'ailleurs, '•'est surtout à Londres que se manifeste cette» prédominance de la goutte : c'est dans cette ville qu'on la voit régner, non î^eulement parmi les classes aisées de la société, mais encore parmi les gens du peuple et les ouvriers les moins favorisés ^m^ le rapport des conditions malérielles de la vicî. Nous «iuTcherons à vous expliquer tout à riieuie le motif de celte ^in^iilière élection dt» domicile. Conleiiloiis-iious, pour le moment, de vous faire observer ([ue la ironUe existe sur d'an- Ires points du globe, quoirpiàun bien moindre deiiré. On la rencontre dans quelques parties de la France, surtout en Lorraine et en Normandie, provinces de tout temp^ renommées