‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot. t.1-Chapitre 83 sur 230 · I.'lli «ékhaphie nëdigale de u oasm · texte numérisé non relu

I.'lli «ékhaphie nëdigale de u oasm

pour la bonne chère. Elle existe égalemeot ea AHemagoe, et

ilniis les pays où la bière est la boisson ordinaire des pofm- '

liilidiia.

Il est certain, d'ailleurs, que cette aflection ne règoe «pitt iliins les régions tempérées. Près de l'équirteur et boub les tr»> Itii|iii«, la goutte est ^ peine connue. Aux Indes, elle bafp^t <|Li''li[uefois les Anglais, moins souvent cependant que daas''' li'iir patrie; mais elle épai^ne les naturels du pays. — Evl'^Kypte, elle n'atteint que les Européens, et les Turcs biett' ^. )iiiii-(4 qui méprisent les prescriptions du Coran ": mais les Inlialis paraissent jouir d'une immunité complète à cet égard.

Enfin, au Brésil, la goutte est k peu près inconnue, biM (pif la nourriture des habitants soit très animalisée (Dundas). %ms empruntons la plupart de ces détails & H. le doctmr I Hirsch, de BerliQ,)quia publié une bonne étudesurce8ujet(l). '

i/influence du climat se montre ici de la manière la plus évidente : ce n'est point une question de race, car les nègree--dc l'armée anglaise, lorsqu'ils sont placés dans les mènes.-', i-diiilitions que les blancs, sont exposés comme eux à eontrte^- <' ter la goutte; c'est ce que me semblent démontrer quelques observations rapportées par Quarrier (2).

Le rbumatisme articulaire se comporte à cet égard d'une façon bien différente : il paraît exister dans tous les climats.et se rencontre souvent aux Indes, sous la forme aiguB aussi bien que sous la forme clironique : aussi, pour nous servir de l'expression de Miiliry (3), le rbuniatisme est une maladie ubiquitaire. Il y a là une différence frappante entre ces deux affections parallèles : il importe de le faire ressortir.

1 lia lib cl le historltcb-geogr. Palbolngir. KrlanRcn. ISjS*.

fd h fl and. tiiri,. Joamal, 1«0S. t. Il, p. 459.

1 hli alologi^lie iinterêuehimgen. Leipzig, il^, p. 2li.

CAUSES ÏNDIViniELLKS ', SPONTANÉITt:, HKRÉDITK 137

Nous venons d'esquisser à grands traits riiisloire pathologique et la géographie médicale de la goutte. Mais il nous faut maintenant quitter cette étude à vol d'oiseau , et descendre du point de vue très général que nous avions adopté, pour nous occuper de l'analyse minutieuse des circonsUmces particulières qui peuvent donner naissance à cette maladie. Nous aurons l'occasion, dans le cours de cette élude, de signaler des faits encore peu connus en France, el qui mériliMil à tous égards de fixer votre attention.

m. ÉtIDE ANAI.YTlOrE DES CAISES IMC I.A COI TTK

A. — Causes individuplh'fi,

WSjwntanéitf'. — Il est incontestable que la goutte peut se développer spontanément; des faits rapportés par tous les auteurs le démontrent, et j'ai rencontré moi-même des cas de celle espèce. Il y a donc dans la constitution même de certains sujets des conditions favorables au développement de la goutte: les circonstances extérieun^s ne font que les mettre eu évidence. 11 n'y a là rien qui doive vous étonner : car lexcès de production ou le défaut d'élimination de Tacide» urique semblent être les conditions fondamentales de celle diathèse; or, l'acide urique existe à Tétai normal dans le torrent circulatoire ; et pour peu que la quantité en soit augmentée, la série pathologique tout entière peut se dérouleur.

2** Hérédité. — La définition de la goutte, telle que l'ont formulée tous les auteurs modernes, comprend toujours la notion d'hérédité. Les médecins qui recueillt'ul des observalions dans les hôpitaux ont déjà constaté, sur ce point, la fréquence de la transmission héréditaire ; à plus forte raison

Page 1