Bocker. — Beitragt zttr Heilkunde, vol. ï, p
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160 THÉORIB DE l'accès
En somme, les données de la chimie et de k pfayfflblôgie contemporaines ne projettent pas encore une bien vive Imnièie sur le phénomène capital de la goutte, à savoir, la présence de Tacide urique dans |e sang.
Mais puisque la réalité de ce fieût est expérimentalem^it démontrée, pouvonsrnous, en acceptant ce point de départ, en déduire les autres symptômes de la maladie ? Tel a été te but des efforts de M. Garrod. Nous allons vous exposer les résultats de ses travaux, mais en vous faisant observer qu^il ne s'agit plus ici de la théorie générale de la goutte, mais seulement de la théorie de Taccès.
Nous avons vu que diverses circonstances préparait Texplosion d'une attaque et la rendent imminente. Les unes ont pour effet d'accumuler l'acide urique dans le sang, soit en favorisant directement la formation de cette substance (repas
copieux, abus de certaines boissons), soit en diminuant l'excrétion de ce produit (imprégnation saturnine, émotions pénibles). Les autres s'attaquent à la solubilité de Tacide urique dans le sang, en diminuant Talcalinité de ce liquide; telles sont l'impression du froid, qui réprime la sécrétion acide de la sueur, et l'usage de substances acides, le vinaigre, etc.
On peut donc supposer que la présence d'un excès d'acide urique brusquement jeté dans le torrent circulatoire explique les troubles nerveux, les accidents dyspeptiques et les autres accidents prémonitoires qni précèdent immédiatement l'accès de goutte.
Les symptômes locaux de la maladie peuvent, jusqu'à un certain point, se prêter à la même explication. Nous allons