HISTORIQUE DB CETTE MALADIE
les travaux de Sydenham et de Musgrave et les premières monographies consacrées à Tétude de cette affection datent du commencement de ce siècle ; nous citerons surtout celle deLandré*Beauvais(an VIII), de Haygarth(1809) et de Chomel (1813). C'est un peu plus tard que les traits fondamentaux de l'arthrite rhumatismale chronique ont été mis en lumière ; en France, Lobstein (1832), à propos de Y ostéopsathyrose arthritique, a reconnu que dans cette affection, il existait une fragilité spéciale des os ; que la destruction des cartilages articulaires était suivie de réburnation, et qu'au pourtour des extrémités articulaires, il se formait des végétations osseuses.
Vers la même époque, un médecin irlandais, Colles, remarquait que cette inflanunation diffère des autres par un carac^ tère tout spécial, « Deux processus très opposés ont lieu en même temps, dit-il, à savoir : absorption de Tos ancien et de son cartilage d'incrustation, et formation d'un os nouveau. »
Mais c-'est surtout à Adams (1), contemporain et compatriote de Colles, que nous devons les meilleures études sur ce sujet (1839-1857). En ce qui concerne l'examen à l'œil nu, ses descriptions ont laissé fort peu de chose à désirer ; cependant, une mention spéciale est due aux travaux de MM. Deville et Broca, sur V arthrite sèche (1850). Ils ont complété, à certains égards, les descriptions données par Adams. De nos jours, les études histologiques ont jeté sur cette question une vive lumière.
En Allemagne, Zeis, H. Meyer (2) et Otto Weber (3J nous ont appris comment chaque tissu se modifie sous l'influence du rhumatisme chronique, et ont ainsi donné la raison de plusieurs phénomènes qui, sans cela, seraient restés inexplicables.
1. A Tréalise on Rhnmuttio goût, hy H. A.dami, M. D., etc. London, 1857.