TYPHUS F£VER : SYMPTÔMES
péléchiales, ne nous disent pas si, avant de disparaître, elles passent préalablement au jaune. Mais il est probable qu'il n'en est rien, puisque le premier de ces auteurs afQrme que le véritable purpura et les vibices se rencontrent très rarement dans le typhus fever. Outre les taches qui viennent d'être décrites, M. Jenner en signale d'autres plus pâles, imparfaitement dessinées, et se confondant souvent les unes avec les autres; on les dirait situées profondément sous Tépiderme [subcuticular rash). L'éruption composée de ces deux espèces de taches donne à la peau un aspect tigré ; elle a été désignée par M. Jenner sous le nom de mulberry rash (éruption mûricolore). Il semblerait, en effet, alors, que le corps des malades a §té frotté avec du jus de mûres.
Si l'on compare maintenant les taches de l'exanthème propre au typhus fever avec les taches lenticulaires rosées de la Sëvre typhoïde, on remarquera que celles-ci différent de &elles-là principalement par les caractères suivants : Les taches lenticulaires de la fièvre typhoïde sont en général en petit nombre ; elles apparaissent du huitième au douzième jour, quelquefois plus tard. Elles sont très distantes les unes des autres, et répandues sur le devant de la poitrine et sur le ventre, ainsi qu'au dos et aux lombes ; on les observe rarement mr les bras et les cuisses. Elles sont d'une belle couleur rose, arrondies ; elles sont, pendant tout le temps de leur durée, légèrement élevées au-dessus du niveau de la peau. Elles disparaissent toujours sous la pression du doigt, et ne se changent amais en taches pétéchiales ; elles apparaissent par poussées successives. Chaque tache persiste pendant trois jours environ, puis elle disparaît sans laisser de traces; pendant ce temps, de nouvelles taches continuent à paraître tous les jours ou tous es deux jours, jusqu'à la fin de la maladie (Jenner). — Quoi [u'il en soit, on voit qu'il est assez difficile de distinguer les aches du typhus fever, lorsqu'elles n'ont pas subi la transfor-
malion pétéchiale, d'avec les taches lenticulaires rosées de la Qëvre typhoïde. C'est pour cela, peut-ôtre, que quelques auteurs (W. Sargenl, Amer. Jouni. of med. sciences^ nouv. série, XIY, 532) ont signalé l'existence assez fréquente de taches lenticulaires rosées, en tout semblables à celles qui caractérisent cette dernière maladie, parmi les pétéchies de l'exaDthème typhique.
Des sudamina apparaissent fréquemment, pendant le coim de la deuxième période.
E. Durée de la maladie , convalescence. — En temps d'épidémie, la marche du typhus fever peut être, ainsi que noos l'avons dit (B.), extrêmement rapide, et le malade peut succomber pendant le cours de la première période. En temps o^ dinaire, la durée moyenne de la maladie, dans les cas où elle se termine par la mort, est, suivant le docteur Jenner, de quatorze jours environ. Mais, sous ce rapport, il n'y a rien d'absolu, et Ton voit quelquefois la maladie, s'éloignant du type que nous avons pris pour point de départ de notre description, affecter une marche lente et insidieuse, qui rappelle l'allure habiluelle de la fièvre typhoïde. Il arrive souvent alors, contrairement à ce que nous avons vu dans les cas à marche rapide, que la convalescence Iratne en longueur et dure plusieurs semaines ou plusieurs mois. — Parmi les affections deutéropalhiques et consécutives, les escharres d'une grande étendue, les parotides, la lymphangite avec production d'abcès multiples, et l'œdème douloureux des membres inférieurs, peuvent parfois retarder de beaucoup l'époque de la guérison définitive (Corrigan).
DIAGNOSTIC
Nous avons eu soin de faire ressortir, à l'article Symptoma^