‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 2)Chapitre 28 sur 94 · OTE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

OTE HISTORIQUE

Il est impossible de faire remonter riiisloirc de la fièvre jaune au-delà du XV* siècle; c'est à peine si l'on peut rattacher avec certitude à ce type pathologique les pestes dont parlent les auteurs qui ont écrit dans les premières années qui suivirent la découverte de Christophe Colomb. On ne saurait, à plus forte raison, décider si la fièvre jaune régnait d«^jà sur quelques points de TAmériquc, antérieurement à la conquête. Quant à ces fièvres très violentes avec teinte jaune de la peau et déjections noires dont il est fait mention dans les écrits hippocratiques, elles se rapportent, suivant M. Liltré {loc. cù,y p. 3H), à la fièvre rémittente bilieuse des pays chauds qui parait avoir régné en Gièce et sur les côtes d'Asie dans les temps anciens, comme elle y règne encore aujourd'hui. Quoi qu*il en soit, il est bien certain que Ticlère et le vomissement noir ne suffisent pas à eux seuls, comme semblent l'admettre certains auteurs partisans de l'antiquité do la fièvre jaune, pour caractériser cette maladie. — Les épidémies qui ont ravagé les Antilles et l'Amérique du Nord en 1733, Livourneen 1884, Cadix en 1800, Barcelone en 1821, (iibrallar en 1828, doivent ôlre signalées surtout parmi les époques mémorables du fléau américain; elles ont été l'occasion de travaux importants dont on est redevable, pour une bunne partie, à la généreuse initiative de médecins français (voyez Farlicle consacré à la Bibliographik).

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