ERYTHÈME DU A LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
prement dite avait été protégée contre le foyer par la saillie du front, celui-ci était seul envahi par rérylhème. Sur lun comme sur Taulre expérimentateur, Taspect de la peau, dans les endroits atteints, était exactement celui d'un coup de soleil, une légère desquammation s'établit, au bout de quatre jours, et dura cinq ou six jours en tout.
Cet effet de la lumière électrique est des plus curieux, et la pathologie y trouvera peut-être la raison du coup de soleil proprement dit. Tout le monde sait qu'une température élevée n'est pas une condition nécessaire pour la production de cette dernière affection ; car il y a tels individus qui en sont atteints par un temps frais, et dès les premiers jours du printemps. C'est là un fait analogue avec celui que nous venons de rapporter. Tous deux concourent à démontrer que, dans le rayonnemeut de la lumière, ce ne sont pas les rayons calorifères qui attaquent la peau. Faut-il invoquer Taclion des rayons éclaif^nts? Non, ou du moins Tintensité de la lumière ne paraît [ jouer en ceci qu'un rôle secondaire. En effet, dans les expénences où M. Foucault est parvenu, en réunissant plusieurs iQachines de Rhumkorff, à produire des étincelles dont la lon- Siieur croît avec le nombre des bobines, où il a pu, au moyen ^'un interrupteur à double effet, doubler le nombre de ces i^celles, sans diminuer leur énergie, cet observateur a été atteint de maux de tète, de troubles de la vision très marqués ^l très tenaces, et d'érythème, bien que la lumière ne fût pas pins intense que celle d'une étoile, qu'on regarde cependant ^8 fatigue. M. Despretz a constaté que la lumière obtenue ^^ec iOO couples de Bunsen détermine des maux d'yeux, et ^c celle de 600 couples produit très rapidement l'érythème. Kestent les rayons dits chimiques; c'est cet ordre de ^jons qui paraît être l'agent principal, essentiel des accidents. D suffit, en effet, pour préserver les yeux, ainsi que Ta vu plusieurs fois M. Foucault, de faire passer la lumière élec-
trique à travers un verre d'urane, lequel relient une grande partie des rayons chimiques. 11 n'est pas douteux qu'en protégeant la face à Taide de ce même verre d'urane, on empêcherait aussi la production de Térythème. L'action si rapide et si énergique de la lumière électrique sur le tégument externe et sur la rétine se comprend d'autant mieux que les rayons chimiques y sont, comme on sait, relativement plus abondaDis que dans la lumière solaire.
COLORATION BRONZÉE DK LA PEAU â03
ition bronzée de la peau dans un cas de phthisie lonaire avec albuminurie. — Altération graisseuse capsules surrénales ^
RVATION. — Tubercules pulmonaires. — Albuminurie. — Coi bronzée de la peau: ses caractères^ sa répartition, — État Ide, — Amaigrissement progressif, — Diarrhée chronique, t.
psie : Petit kyste du cerveau. — Tubercules cl excavations aires, — Ulcérations tuberculeuses de r intestin, — Lésions ns. — Altérations histologiques des capsules surrénales et au.
on, âgé de 57 ans, journalier, est entré le 13 seplera- 57, à l'hôpital de la Pitié, salle Saint- Raphaël, n" 35. mnne est dans un état d'annaigrissement, de marasme des •ononcés; la face est crispée, la peau du visage terreuse; est eflilé, froid, violacé. La température de la peau est très basse ; même aux extrémités, le pouls est exlrômelible, à peine sensible. La voix est éteinte, l'intelligence du 1 est aiïaiblie ; mais il n'y a pas en réalité perturbation des ns intellectuelles. Toujours est-il que nous ne pouvons *de lui que fort peu de renseignements concernant son état lur; nous apprenons seulement qu'il est d'une mauvaise habituelle et qu'il est beaucoup plus malade depuis une
wp/fi rendus de la Société de biologie^ 1857, p. 146.
204 AFFIXTIONS DU TÉGUMENT EXTEKNE
quinzaine de jours. 11 y a beaucoup de soif, de rinappétence, de la diarrhée. Les selles sont tout à fait séreuses, au nombre de quatre ou cinq dans les vingl-qualre heures; il y nage des flocons albumineux sous forme de grumeaux ; le malade ne ressent aocune douleur dont il puisse préciser le siège, si ce n'est au niveau de la région rénale gauche, où il éprouve depuis longtemps, dit-il, une douleur sourde.
Le 44 septembre, Texploralion du thorax fait découvrir aa sommet du poumon droit les signes physiques en rapport avec Texistence de tubercules. pulmonaires ; il y a même plusieurs excavations. Les urines, très claires, peu abondantes, traitées par Tacide nitrique, donnent un précipité albumineux assez abondjnU La diarrhée persiste, et il s*y mêle un peu de sang sous forme de caillots. L'algidité persiste ; le pouls est à peine sensible.
Le 45 septembre, on constate les particularités suivantes: La peau du malade présente une coloration brune« bronzée, très foncée, plus foncée en cerl aines parties que ne Test la coloration de la peau d'un mulâtre. Celle coloration est à peine sensible à la face et aux mains, ce qui fait qu'elle serait passée inaperçue si l'on n'avait eu Toccasion de découvrir le corps du malade. Elle est disposée sous forme de grandes taches dont chacune recou^Te toute une région du corps. L'une d'elles enveloppe le cou dan» toute son étendue ; elle est très foncée. La poitrine, mais surtout l'abdomen et le scrotum, sont recouverts d'une grande plaque d'un brun très sombre ; les épaules et les bras, les cuisses surtout, dans leurs parties antérieures et externes, présentent une coloration très sombre ; au contraire les mains et les avant-bras, les pieds el les jambes sont complètement épargnés el présentent une couleur normale. La teinte bronzée est très foncée sur la région latérale du thorax ; elle l'est moins à la région du dos. Ces plaques brunes ne se limitent pas par des bords tranchés; elles se fondeot au contraire par des gradations insensibles dans la teinte générale des parties voisines. A part cette coloration bronzée si retn^^ quable, rien à noter sur le tégument externe, si ce n'est un étal lichéno'ide léger, mais presque général, qui rend la peau rugueuse et qui oblige le malade à se gratter.