‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 2)Chapitre 55 sur 94 · RUPTURE DE LA RATE · texte numérisé non relu

RUPTURE DE LA RATE

dont la fille X... a donné Thistoire. Mais ici se présente une difficulté qui ne nous parait pas pouvoir être résolue. La première chute a eu lieu il y a un mois environ, et la deuxième, qui a été peu violente, il y a quinze jours au moins. Si ces chutes ont été la cause de la rupture de la rate et de Tecchymose, celles-ci ont dû suivre immédiatement Taccident.

Dans cette hypothèse, le sang infiltré dans le tissu cellulaire sous-cutané et le caillot renfermé dans la cavité du péritoine auraient dû présenter les caractères qui distinguent les épanchements sanguins datant de plus de quinze jours ; or, cela n'existait pas, ainsi qu'on Ta fait remarquer expressément dans l'observation. Ajoutons que la face interne du péritoine ne présentait aucun signe de phlegmasie, aucune trace de fo^ mation pseudo-membraneuse, comme cela aurait eu lieu presque infailliblement, dans le cas où l'épanchement péritonéal aurait remonté à une époque éloignée. II y a donc entre les circonstances de Tobservation et les faits consignés dans la relation microscopique un désaccord frappant, et que nous nous bornons à signaler, dans l'impossibilité où nous sommes d'en pénétrer la cause.

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teeherches anatomo-pathologiques sur la dyssentérie

Dans la dysseDtérie, l'appareil glandulaire du côlon se détache les parties sous-jacentes, par suite d*un travail d'élimination inalogue à celui qui se produit au voisinage des eschares. Les bllicules clos s'isolent peu à peu et tombent dans la cavité inestinale, laissant en leur place des cavités plus ou moins pro* ondes ; les follicules de Lieberkuhn restent accolés en nom* >replus ou moins considérable, et constituent en très grande )arlie les lambeaux membraneux qui se détachent de la •QDique celluleuse, par exfoliation. Ces lambeaux de membrane inuqueuse ont été souvent considérés comme des fausses membranes, mais Texamen le plus simple permet d'y recon- ^tre la structure des glandules en cul -de-sac du côlon. Ces ^suUats concordent de tout point avec ceux qui ont été expo* ^spar le docteur Baly dans ses Guiisonian Lectures, publiées dans la Gazette médicale de Londres, pour 4847. Mais, à l*époque où il poursuivait ses recherches (1830), M. Charcot ^Vait pas eu connaissance du travail de M. Baly. (Extrait de ^^zposé de titres de M. Charcot, p. 168, Paris, 1883.)

*• Thèse de M. Sacher. — De la dyssentérie, 1853.

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