‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 2)Chapitre 60 sur 94 · Rayer, Traité des maladies de la peau, t. I, p · texte numérisé non relu

Rayer, Traité des maladies de la peau, t. I, p

la Charité d*un eczéma des jambes, fut pris, presque immédiatement après sa sortie, d'une pleurésie, pour laquelle il vint de nouveau réclamer mes soins et dont il guérit sans retour de l'éruption. J'ai vu une bronchite suivre la guérison d'un rupia, chez un individu scrofuleux, et j'ai recueilli quelques exemples analogues d'inflammations pulmonaires à la suite de guérisons méthodiques d'eczémas, de lichens et de psoriasis. »

La question de savoir s'il faut respecter les gourmes, ou au contraire les combattre, est encore un sujet de controverse dont la solution doit être donnée, ce nous semble, par le diagnostic étiologique. 11 s'agit, en effet, de savoir si la gourme est une affection purement superficielle, ou si au contraire elle est Texpression d'une maladie diathésique, de la scrofule, par exemple. Dans le premier cas, elle pourra sans doute être guérie sans inconvénient ; dans l'autre, elle devra être respectée, tant qu'on ne sera pas parvenu à modifier la constitution par une médication convenable *. — Les études micrographiques entreprises par les modernes ont rendu un véritable service à la thérapeutique des affections cutanées, en démontrant la nature parasitaire d'un bon nombre de ces affections; auJQurd hui la teigne faveuse, la teigne lonsurante, la gale, sont des maladies dont on peut, le plus souvent, entreprendre sans arrière-pensées et obtenir, sans danger pour le malade, la cure définitive *.

Il est des maladies qui, par suite de leur longue durée, ont pour ainsi dire acquis droit de domicile dans l'économie. On peut avancer, en thèse générale, qu'il serait dangereux de les

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