M. Stoll, Aphor
DE l'expegtation 329
Il peut, entre autres cas particuliers, se rencontrer dans le cours d'une même maladie, aiguë ou chronique, alors même qu^elle se montre avec des symptômes plus ou moins sérieux, des moments donnés oïl il ne se présente aucune indication d^agir, et où Texpeclation doit trouver son application ; c*est ce que nous observons tous les jours, dans le cours de certaines fièvres typhoïdes, alors que les signes d'hypersthénie du début ont été combattus par une médication appropriée, et que cet ensemble de symptômes qui annonce qu'il y a lieu d'administrer les toniques ne s'est pas encore manifestement prononcé. Un autre cas est celui où il y a coexistence d'indications qui se contrarient, comme on le voit dans certaines pneumonies à tendance adynamique. Il arrive fréquemment alors que le médecin hésite entre l'indication qni plaide en faveur des émissions sanguines, et la contre-indication fournie par les symptômes d'adynamie. « Au lit des malades, en présence des cas particuliers où les indications se croisent et s'entrecroisent si Souvent, c'est à la sagacité du praticien, du praticien qui s'est formé en lisant et aussi en observant, à faire la part aux unes et aux autres, dans une appréciation exacte de toutes ces circonstances individuelles, et & discerner les indications certaineSf qu'il est tenu de suivre sans hésitation et avec persévérance, les indications probables^ auxquelles il est en droit de Se confier, & moins de contre-indications prépondérantes, enfin même les indications problématiques^ qui lui permettent des tentatives, mais jamais hors des limites d'une sage prudence *. »