Requin, loc. et/., p
Les conditions personnelles des malades, telles que T&ge, le tempérament, la constitution, le sexe, la profession, le régime habituel, peuvent fournir des indications de s*abstenir d'une médication énergique. On a remarqué que les maladies des enfants, considérées d'une manière générale, réclament des moyens plus simples et moins multipliés que celles des adultes. « A une époque peu éloignée de celle où nous vivons, dit M. ChomelS des trois médecins placés à la tète de Thôpital des Enfants malades de Paris, deux avaient ce qu'on nomme une pratique active ; le troisième, c'était Baudelocque, se bornait presque aux moyens hygiéniques. D'après les résumés annuels publiés par l'administralion, la mortalité relative s'élevait constamment & un chiffre moindre dans les salles dont il était chargé. » MM. Rilliet et Barthez déposent dans le même sens* : « Nous croyons, disent-ils, avec Hencke et Hufeland, que si jamais on doit préférer une médecine expectante et passive, c'est dans bon nombre des maladies de Tenfance... Ce sont les enfants les plus jeunes qui supportent le moins bien la médecine active, et chez lesquels les soins hygiéniques et les petits moyens sont suffisants dans bien des circonstances. Ainsi, plus Tenfant est jeune, plus la médecine expectante est applicable.» Les vieillards, les gens faibles et cachectiques s'accommodent en général fort mal d'une thérapeutique active. — Tissot, dans son Traité de la santé des gens de lettres et des valétudinaires^, fait remarquer qu'il faut être très réservé sur les saignées quand les savants sont atteints de maladies aîguôs. — Certaines conditions physiologiques doivent également être prises en sérieuse considération lorsqu'il s'agit d'administrer certains agents thérapeutiques ; c'est ainsi, qu'en
i. Eléments de pathologie générale, p. 609, 1856.