Traité sur différents objets de médecine, t. II
DE l'expegtation 331
règle générale, on doit, chez une femme grosse, s'interdire la médication purgative, ou du moins ne remployer qu'avec une certaine réserve, même dans les cas où elle est indiquée par la nature môme de la maladie. Une femme qui a ses règles ne doit pas être saignée, & moins d'une indication urgente, etc^
Laissant de côté l'antique système des jours critiques, dont personne ne se préoccupe plus ^uère aujourd'hui, et qu'on relègue volontiers au nombre des chimères, on peut, se demander quelle interprétation il est permis de donner, dans l'état actuel de la science, aux phénomènes critiques ; de rechercher si ces phénomènes doivent être considérés comme un objet de pure curiosité scienliGque, ou s'il faut, au contraire, à l'exemple de la plupart des médecins qui nous ont précédés, les prendre en sérieuse considération pour la direction du traitement. Remarquons, au préalable, qu'il est un fait constant et bien de nature à amoindrir la portée des questions que peut soulever l'étude de ces phénomènes : c'est qu'ils sont d'une observation peu commune, et presque exclusivement propres à un petit nombre de maladies. — L'espèce humaine, disaient les anciens humoristes, est sujette à des maux variés dont l'origine est due en partie & diverses fermentations, ou même à la putréfaction des humeurs qui ont séjourné dans le corps au delà d un temps convenable, parce qu'il y a eu impuissance d'accomplir leur assimilation ou leur excrétion, à cause de leur mauvaise qualité. La nature s'est réservé une méthode, un enchaînement de symptômes, afin de pouvoir éliminer la matière peccante et étrangère^ qui autrement, dissoudrait l'arrangement de toute la machine*. La cociion fait subir à cetle ma-