I. Recherches sur la fièvre typhoïde^ t. U, p
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ger; contre ces affections, on emploie tous les jours différents agents thérapeutiques qui peuvent tous invoquer en leur faveur un certain nombre de succès. Il serait à souhaiter que des relevés très nombreux, et faits sans le moindre parti pris, vinssent établir la marche naturelle, la durée et les différentes circonstances de ces maladies. Dans les cas, je le répète, où les affections sont graves, ou bien lorsqu'on connaît des moyens k l'aide desquels on obtient leur guérison à coup sûr, il faut agir. Dans quelques-uns de ces cas, on a cependant été conduit à employer la méthode expectante.
C'est ainsi que, dans la pneumonie, maladie réputée pour très grave, quelques médecins, réfléchissant aux heureux résultats d'un grand nombre de méthodes différentes, et voyant que les statistiques avancées par certains médecins, dont la thérapeutique n^est pas autre chose que de l'expectation sous an autre nom, ne s'éloignaient pas de celles que fournit la médecine agissante, furent amenés à essayer l'expectation pure, et ont ainsi rendu un véritable service à la science*.
Par des considérations analogues, on a été entraîné à user de Texpectalion dans les fièvres éruptives, les pyrexies contagieu. ses, et à faire ainsi justice de tous les agents vantés tour à tour, et tour à tour répudiés, dans le traitement de ces affections.
De môme, certains médecins ont pensé qu'il serait utile d'essayer la méthode expectante, en présence des maladies contre lesquelles on connaît cependant des remèdes certains. La fièvre intermittente est certainement le triomphe de la médecine agissante : cette maladie spécifique a trouvé son remède spécifique, et le quinquina est, de l'aveu général, un des médicaments sur l'efficacité desquels on peut le plus compter. — Et pourtant, que de succédanés du quinquina n'a-t-on pas vu proposer? Chacun de ces nouveaux moyens s'appuie sur un nombre imposant d'observations suivies de guérison. L'expé-
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rimentation par rexpectation a fait voir que la fièvre intermittente d'origine paludéenne peut se guérir naturellement, résultat remarquable auquel devait du reste conduire la simple réflexion. « Pour en reconnaître la vérité, dit Requin, il suffit, ce me semble, de jeter un coup d'œil sur les écrits de pyrétologie antérieurs à la découverte du quinquina; et, assurément, dans ces archives de la science, la sagacité la plus commune discerne le plus aisément du monde, sous les services apparents de tant et tant de remèdes divers, le vrai rôle, le grand rôle de la nature médiatrice ^» Le même auteur cite, à lappui de ces réflexions, les expériences de M. Ghomel sur la poudre de houx*, les siennes propres sur la salicine', et celles de Pinel^. Il n'est évidemment question ici que de la fièvre intermittente simple, vulgaire ; une expérimentation bien involontaire a montré les dangers de Texpectation, dès qu'il s'agit de la fièvre intermittente pernicieuse.
Dans les essais que l'on tente par Texpectation, dans les résultats qu'on obtient, il faut toujours faire la part de certaines circonstances que l'on serait tenté de regarder comme indifférentes et comme laissant, par conséquent, à la méthode expectante toute sa pureté, tandis que quelquefois elles ont eu une influence active sur la guérison. Pour n'en donner qu'un exemple, je citerai les effets du changement de pays et de climat sur certaines affections, sur ladyssentérie, sur la fièvre intermittente elle-même.
COiNCLUSIONS ET PROPOSITIONS.
L'expectation n'est pas l'inactivité ou l'abstention absolue, c'est une méthode raisonnée qui a ses attributions particulières.