MM. Ilunt, On deseases of the skin, p
3. Kellie, Case of chronic Rheumatism and Observations on the Exhibition of Arsenic, etc., in Edimh. médical and surgirai Journal, 1808, t. IV, p. 179.
4. D. Hunt, Med. chirurg. Transactions, vol. XXI, p. 239. Voyez aussi Begbic, On the physiological andtherapeutical Effects ofArsenic.{Edimb.medic, Journal, 1858, n» 35, p. 362.)
ANAPHKODISIR UUK A t/aHSEMG 355
chronique, — en tout comparable, à ce point de vue, aux autres espèces dMntoxication lente, — comme devant nécessairement toujours précéder et annoncer, pour ainsi dire, les accidents placés plus loin avant la série. L'observation démontre, en effet, que ces derniers, — dans des cas à la vérité assez rares, — peuvent se manifester inopinément, sans avant-coureurs. C'est ainsi que, dans des circonstances à certains égards comparables, on voit parfois les symptômes graves de Tencéphaiopathie saturnine éclater chez des individus qui, cependant, n'ont jamais éprouvé auparavant les tortures de la colique de plomb ^
1. Cest un fait qu^avaient signalé déjà Stockhausen et Desbois (de Hochefort), (Couritf/tfmfn/. de matière médicale, Avignon, an XI, t. I, p. 244), et qu'ont relevé ensuite, particulièrement MM. Grisolle, Tanquerel-Desplancbes, et enfln mon regretté maître Requin. (Voir les Eléments de pathotogu midieaU, t. lU, 1852, p. 72.)
356 THÉRAPEUTIOUE
Sur l'emploi du nitrate d'argent dans le traitement de l'ataxie locomotrice progreseiTO *.
Dans une note récemment publiée *, nous avons indiqué d'une façon très succincte Fessai que M. le professeur Wunderlich a fait du nitrate d'argent dans le traitement de la paralysie spinale progressive *. Les résultats qu'il a obtenus au moyen de cette médication sont extrêmement remarquables, et, au moment où nous les faisions connatlre, nous avions
1. Extrait du Bulletin général de thérapeutique^ i%^9. En collaboratioa avec
M. VOLPIAN.
Nous avons donné le nitrate d'argent en pilules faites tantôt avec de la mie de pain, tantôt avec des poudres de réglisse et de guimauve et du sirop de sucre. Il est clair que, dans ces préparations pharmaceutiques, une très grande partie du nitrate d'argent se trouve modifiée. Quelques recherches faites par M. S. Gloëz, sur des pilules récemment préparées, ont montré que les quatre cinquièmes au moins du sel d'argent sont décomposés et passent à l'état insoluble principalement sous forme d'oxyde d'argent et d'argent métallique et peut-être de sels insolubles à acide organique. Quanta la partie qui reste soluble, il n'est pas absolument certain qu'elle demeure à l'état de nitrate. Ainsi, d'après cela, il est avéré que le nitrate d'argent subit, dans les pilules mêmes, une décomposition presque complète ; mais, au point de vue qui nous occupe, nous n'attachons à ce résultat qu'une importance secondaire : il est certain, en effet, que Targent a été absorbé chez nos malades, car, ainsi que nous le dirons plus tard, on a pu s'en assurer par l'analyse de l'urine.
2. Sur un cas d'atrophie des cordons postérieurs de la moelle épinière et des racines spinales posténeures (ataxie locomotrice progressive). {Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1862, n»» 16 et 18.)
3. Nous rappelons ici que la maladie décrite par M. Wunderlich, sous le nom de paralysie spinale progressive, et antérieurement par M. Romberg, sous le nom de tabès dorsalis, ne diffère pas au fond de la maladie nommée ataxie locomotnce progressive par M. Duchenne (de Boulogne).
ifinuTB d'argent dans l*ataxie locomotrice 357
déjà pu voir une amélioration très nette se manifester chez deux femmes atteintes d'ataxie locomotrice progressive, que Qous avions soumises depuis trois semaines à l'influence du même agent thérapeutique. Depuis cette époque, nous avons poursuivi cette expérimentation et nous Tavons fait porter sur un grand nombre de malades ; aussi sommes-nous à même, dès k présent, de fournir sur ce sujet des renseignements plus étendus.
Il convient tout d*abord de faire connaître, par une analyse sommaire, le travail de M. Wunderlich \ travail qui a servi de point de départ à nos propres recherches.
Une femme était sujette depuis quatre ans, aux époques menstruelles et souvent aussi dans l'intervalle de ces époques, à des convulsions hystériques générales. Lorsque ces convulsions étaient très violentes, elles étaient suivies de paralysie généralisée contre laquelle on avait employé divers moyens, mais qui cédait très rapidement k l'emploi du nitrate d'argent. Cette femme se confia aux soins de M. Wunderlich qui, instruit par elle de ces circonstances et doutant un peu de l'exactitude de ses assertions, eut bientôt l'occasion d*en constater la vérité. Après plusieurs attaques convulsives peu intenses et non suivies de paralysie, survinrent des accès d'une grande violence et d'une longue durée, qui laissèrent après elles une paralysie de la sensibilité et du mouvement des extrémités inférieures.
Il y eut d'abord une amélioration spontanée très légère ; la malade pouvait marcher avec des béquilles ; un nouvel accès se déclara et la paralysie redevint complète. M. Wunderlich prescrivit d'abord des pilules insignifiantes, en laissant croire qu'elles contenaient du nitrate d'argent ; la paralysie ne s'amenda que fort peu ; il donna alors du nitrate d'argent sans
1 . Erfolge der Behandlung der progressiven spinal-paralysie durch silbersaipeteTj ▼on C.-A. Wunderlich. (In Archiv der Heilkunde, 1861, p. 193.)
358 THÉKAPEUTIQUE.
dire un mot de ce changement de prescription. Dès le len* demain, la paralysie avait diminué notablement, et au bout de deux à trois jours, elle avait complètement disparu. Dans les attaques subséquentes, la paralysie avait diminué notaUe* ment, et, au bout de deux ou trois jours, elle avait complète* ment disparu. Dans les attaques subséquentes, la paralysie fut de même constamment et rapidement guérie par de faibles doses de nitrate d'argent.
C'est ce fait qui suggéra à M. Wunderlich Tidée d'essayer TefTet du nitrate d'argent dans le traitement de la paralysie spinale progressive. Comme il le dit lui--mème, ce fait n'avait pourtant aucune relation étroite avec cette dernière maladie ; mais que de fois les tentatives thérapeutiques n'oni^elles pas eu pour origine une induction moins naturelle! Parmi les cinq cas dont il rapporte l'observation, il en est un (Obs. lY) dont nous donnons l'analyse, parce que c'est le seul où il y ait eu guérison complète ; nous nous contenterons de reproduire Tindication sommaire des autres faits dans lesquels la médication a produit seulement un amendement plus ou moins prononcé.
Obs. 1. — Homme de l rente-deux ans. Début lent après refroidissement ; marche avec des béquilles depuis deux ans. Amélioralion par le nitrate d'argent, puis réapparition;
Obs.II. — Homme de quarante-neuf ans. Début à la suite de sup^ pression delà sueur des pieds. Progression rapide de la paralysie. Depuis un an, démarche chancelante. 24 grains de nitrate d'argent du 24 octobre 1859 au i*' mars 1860: amélioration remarquable, puis état slalionnaire.
Obs. III. — Homme vigoureux, vingt-sept ans. Début lent à la su'iU) de la disparilion de la sueur des pieds. Marche difficile depuis dejx ans. Amendeinenl remarquable après 3 grains de nitrate d'argent.