‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 2)Chapitre 8 sur 94 · FIÈVRE TYPHOÏDE : AFFECTIONS LAHYNGÉES · texte numérisé non relu

FIÈVRE TYPHOÏDE : AFFECTIONS LAHYNGÉES

le et les pertes de substance qu'on y rencontre sont conives à la rupture des parois des abcès sous-muqueux. presque exclusivement pendant la convalescence que se re cette afTeclion. La déglutition devient difficile, le larynx insible à la pression ; la peau qui le recouvre est souvent vée en raison de l'œdème ou des abcès qui occupent le péri-laryngé. On observe, delà dyspnée, une toux con- ^e, de l'aphonie. On perçoit en auscultant le larynx, des s sifflants ou ronflants. Il y a habituellement une vive té et des accès de suffocation. Le rétrécissement du X dépend alors de la présence d'un abcès sous-muqueux 'un fragment de cartilage en partie détaché. La marche affection est en général très rapide. Sestier a recueilli ecas, dans lesquels l'œdème de la glotte était venu comler la laryngite nécrosique aiguë.

ces deux formes d'altérations, il faut joindre la laryngite Ihéritique ou pseudo-membraneuse^ qui se présente coup plus rarement, et dont le lien avec la fièvre typhoïde pas aussi manifeste. Alors, en général, les fausses mêmes se développent d'abord sur le pharynx et i'épiglotte.

pénètrent consécutivement dans le larynx et s'étendent lis jusqu'aux tuyaux bronchiques, dont elles peuvent ndre les plus fines ramifications. On a vu dans certaines émies, cette complication se manifester dès les premières les de la fièvre typhoïde. Ordinairement, des fausses memles existent concurremment surdes muqueuses autres celles du pharynx et des voies aériennes, principalement la muqueuse intestinale. Ce sont probablement des cas de ;enre qu'a observés M. Oulmont, à l'hôpital Saint-Antoine ir: Archiv. gêner, de méd. et Actes de la Société médicale

hôpitaux f 1835} ; mais la laryngite et la pharyngite udo-membraneuses peuvent survenir aussi dans les phases mes de la fièvre typhoïde.

Ainsi que nous Tavons dit en commençant, dans des cas où ces diverses affections ont déterminé la suffocation, on a tenté la trachéotomie. Nous ne possédons pas la statistique complète de ces cas ; mais nous en avons rassemblé un certain nombre, d'après lesquels on pourra juger des résultats obtenus. Nous les rangeons sous les noms des auteurs qui les ont publiés.

Demme : 1 cas. Vaste ulcération laryngée ; périchondrite très étendue, perforation du pharynx {s%c\ rétrécissement très marqué de la trachée. Mort pendant l'opération.

Textor : 3 cas. Deux fois la trachée ne fut pas ouverte.

Les trois sujets sont morts.

Bein: 1 cas. Croup bronchique général. Mort.

Oppolzer: 1 cas. Œdème de la glotte. Mort de pneumonie quatorze jours après Topéralion.

Ebhart et Braun (de Wiesbaden) : 2 cas (il s'agissait probablement d'œdème de la glotte survenu pendant la convales cence). — Guérison.

Disntl: i cas. Pneumonie à la suite de l'opération. — Guérison. (La canule ne fut retirée que quatre mois après.)

Sestieri 3 cas de laryngite nécrosique. — 3 décès.

Emmet : 5 cas survenus pendant la convalescence. - — 4 guérisons et 1 décès.

2 cas dans le cours du typhus. — 2 décès.

Il suit de ce relevé que sur 19 opérations, la guérison aétd obtenue 7 fois, résultat qui pourrait être considéré comm^ très beau s'il était plus général ; mais, nous le répétons, ce d^ sont là que des éléments provisoires de statistique. Nous t'ùr gageons ceux que le sujet pourra tenter à consulter un tra-vail que nous n'avons pas en ce moment sous les yeux, et qui traite spécialement delà trachéotomie dans le typhus.

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C'est un article de M. Frey, inséré dans Henle und Pfeuffer Zeitschrifty YI, p. 1. Sestier, frappé du triple insuccès mentionné plus hauty a émis Tavis que la laryngite nécrosiqae aiguë une fois constatée, il conviendrait de recourir immédiatement à la broncholomie, sans attendre qu'une suffocation prolongée ou répétée ait affaibli le malade.

Charcot. Œuvres complètes, t. vin, Maladies inferlieusf.s .

TjphrxB fever des médecins anglais.

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LE TYPHUS FEVER ET LA FIÈVRE TYPHOÏDE SONT-ILS DEUX MALA- DIES ESSENTIELLFJiIENT DISTINCTES?

Cullen pensait qu*il n'existe pas de différences vraiment fondamentales entre les fièvres continues graves, endémiques ou épidémiques de la Grande-Bretagne; il était disposé à croira que ces fièvres sont toutes produites par une même cause, et qu'elles doivent èlve, par cotiséquent^ considérées comme des

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