LETTRE A M» LE DOCTEUR DEGHAICBRE
Mon cher ami,
Ceux de vos lecteurs qui ont pris connaissance du travail publié par M. le docteur Auburtin dans les derniers numéros de la Gazette liront avec quelque intérêt, j'ose Tespérer, l'analyse d'une observation que j'ai présentée tout dernièrement à la Société de biologie.
Il s'agit d'une femme âgée de quarante-sept ans, frappée subitement d'apoplexie il y a huit mois environ, et devenue, par suite, à la fois hémiplégique et aphémique. L'hémiplégie complète et accompagnée de roideur des membres paralysés occupait le côté droit du corps ; du même côté, il y avait paralysie faciale incomplète : la sensibilité s'était conservée à peu près intacte sur toutes les parties paralysées du mouvement. Chez cette femme, le langage articulé n'était plus représenté que par la monossyllable ta, qu'elle répétait habituellement, très rapidement, très distinctement, et quatre ou cinq fois de suite