EFFETS DE LA LUMIÈRE, DU DLVPASON ET DU REGARD
les vibrations du diapason, immédiatement se fait entendre le hruit laryngien, les membres tombent dans la résolution et les malades sont plongées dans la léthargie. — Ici la léthargie possède tous les caractères décrits précédemment. Au milieu de l'état léthargique, de nouvelles vibrations du diapason ramènent la catalepsie.
Il semblerait donc que la suppression de Tagent qui a provoqué la catalepsie soit la condition nécessaire de sa disparition pour faire place à la lélhargie. Mais il faut que la transition soit brusque, la lumière par exemple éteinte tout d'un coup, ou bien les vibrations du diapason arrêtés soudainement ; si on laisse les vibrations s'épuiser d'elles-mêmes, la catalepsie persiste.
L'action de l'agent qui a produit la catalepsie peut donc s'épuiser, disparaître, et la catalepsie n'en persiste pas moins. En effet, nous voyons la malade, sur laquelle on a répété ces diverses expériences, demeurer pendant quelque temps, ua quart d'heure ou une demi-heure, — jusqu'à ce que des distractions, une polilo promenade au grand air, aient tout fait disparaître, — dans un état de prédisposition tout spéciale qui fait qu'elle onivo en catalepsie toute seule sans l'intervention appréciable* d'aucun agent extérieur, comme par les seules tendances de son organisme ébranlé.
Enfin, des effets absolument semblables à ceux que nous venons d'exposer sont obtenus sans l'intervention d'un foyer lumineux ou des vibrations sonores. — Il suffit de fixer la malade dont le regard est dirigé sur celui de l'expérimentateur, quelle que soit la personne qui la regarde fixement, B..., dont la sensibilité à ce genre d'expériences est très grande, tombe pres([ue immédiatement dans le carus hystérique, précédé de finspiration sifflante habituelle. Chez les malades plus longues à endormir par ce moyen, la lélhargie semble précédée d'une sorte d'étal cataleptique. Tout ceci s'obtient sans manœuvres
l£fKET DE L'iTlVEnirnE DES PMIPIÈIIES
rcs. t'L sans que la pcrsonnnlilé de l'expérimentateur ir niivliiue chosL'.
is la i[]iilade endomiie de cette façon, il suffit de lui s jiiux pour la rendre cataleptique; el l'on peut rôvolonlé, el nous ajouterons sans grande fatigue pour ', toute la série dea expériences reproduites plus
ACTION DE l'aimant ET DES SOLÉNOIdES 265
Sur l'action physiologique de l'aimant et des
solénoldes (i) .
De toute antiquité, on a signalé les propriétés médicales de VaimarU. H était naturel qu'à des époques où Ton essayait, en thérapeutique, toutes les substances qui se rencontrent dans le monde minéral, cette matière singulière, douée de propriétés pour ainsi dire mystérieuses, attirât Taltention et qu'on lui prêtât une action médicatrice exagérée.
Sans remonter jusqu'à Pline-le-Jeune, on rencontre dans l'histoire de la science deux hommes qui parlent de la puissance des aimants employés contre les maladies: ce sont Paracelse et Albert-le-Grand. Mais l'esprit mystique qui guidait ces deux expérimentateurs ne permet guère de s'arrêter à leurs assertions.
Au dix-huitième siècle, à un moment où l'on commençait déjà à s'occuper beaucoup des propriétés thérapeutiques des agents physiques, à une époque où l'électricité statique, nonseulement était entrée dans le traitement des maladies, mais
1. Communication faite en commun avec M. P. Reonard à la Société de biologie^ Séance du G juillet 1878. — > Extrait du Proférés médical, 10 aoOt
ACTION HE I.'aIMANT ; IllSTOnlOl'E
encore d'une vogue qui l'avait inlroduit jusque salons et en avait fait une distraction mondaine, ment, disons-nous, on découvrit la possibilité de reau fiT l'aimanlalion des aimants naturels. Celle on arlificielle se faisait par simples frictions; on ssiti'il de fabriquer de grands aimants artificiels et iliquer au Irailcmeiit des maladies.
-ultats qu'on obtint sont ('onsignil's dans un mélaninabie d'Andry el Tliouret. {Mémoires de la Soilr de médecine, 1780), Ce travail, exécuté sur la «le r;mctenne Académie de médecine, marque le ne ère nouvelle dans cette sorte d étude. Non pas ienne des résultats bien positifs, mais celte fois, au tude de l'aimant était dégagée de tout ce cortège de le dont les anciens s'étaient plu à l'entourer, la même époque que Mesmer commençait îi remuer rope avec le récit de ses singulières expériences. Il inle lui-même {Mémoire sur lu d^-couvn'te du ma-