‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 47 sur 85 · I. HVPnOTrSKK CUEZ LES IIYSTÉItlOUES · texte numérisé non relu

I. HVPnOTrSKK CUEZ LES IIYSTÉItlOUES

Études physiologiques sur l'hypnotisme chez IeS:-| hystériques i ! i. '

Les recherchea pnlPflprisfs à l'hospice de la Salpélrïèrp, par 1 M. Charcol et, sous sa direclion. par plusiours de ses élèvei sur l'hypnolisme, dalenL de l'année 1878. Elles sonl iloilc j antérieures iii'elles qui, dans le couiiinl desderiiières aunées, ' ontôLé poursuivies sur lemëmesujel, par un certain nombre de i physiologistes(2) et de médecins, enAliemagne et en IUiUe(3), 1

.. Voir ] . IBT8; SI, iS nuvemlii-L-, & (l'"7nlire l8T8i-1 i Vi. t7. 4â, I87S, Tou» re< Ifivaax toal 1 ni rniiirlc ci-dC9siia Osl en quelque sorU J .if ilm tilivii ; BiHiriiokille vl Hei^ard, J

I. Extrait du VErpos^ itt» l J,-M. Cliiimit. Lc^diis rnllP:vk la Sil|iiMi'ir Gnu'lle dfi UripUaii.r, iinii GairUr tnédiciite •h t'nris rejiroiliiits diitid le [n'usent > le réiiimé. — Voir swliuii i Rither, Fére, Billet.

T.n partk-ulicr par \e prufUAseur lluiilenliain, ilu Uraslau (DtrtogenannH 1

'iêthf Mai/aetàmuê. — l'hijtinlna'aese He<AmMu'igfn, l^elpiig lAMJ.) Gt'l

Ltlie par le prurc«seul- Tftmburinj \Hlvi»la timriiamlalt di Frmùilri9,X

Heggio, 1381;.

3. \ r^poquo uù panireni le^ preiniora IraMkin de la SalpStrlàre, le seul \ttrM VHil ri'ceiil »ar la inatU-re ^talt un ii):^muire Je M Cliarlej Rirliel « nnmhutiinai! pratmqaé, publié dino le Journal de Caaalomierl lUUt pliyaialO' 1 nie, 1S75 Aiiléfieiiremeiil, il Faut citer tes travaux de Pan île Saint-.MariUt I (1(1601, de Ualllr I8C8), de U^bgae i.lSffi). de Mcâncl '1860^, de Demarquaf el] Oiraud-Teidou JStîSj, d'Aîam ISJO,. de Broca ,18Mj, Ua reeberches UrBid,(de.Manclic.'>lcr^, le vi*riUbleliirUalL'iir>dcntillqiie dans ce genre d'ëludelf 1 datent de 1^3

298 l.'llVrM)TiSME tllE7 LES HVSTKIIIOUES

Dus l'origine, on s'est altuché à imprimer à ces recherches une allure prudente et réservée : peu préoccupé du scepticisme, d'ailleurs purement arbitraire, familier à ceux qui, sous le prétexte <i d'esprit scientifique ", radient un parti pris de ne rien voir et de ne rien entendre en ces matières. On s'est tenu antant que possible éloigné de l'altrait du singulier, de l'extraordinaire, écueil qui, dans ce domiiine encore peu exploré scientifiquement, se rencontre, pour ainsi dire, b, chaque pas. En somme, la méUiode qu'il convient de suivre dans ces éludes ardues de physiologie et de pathologie nerveuses peut être, suivant M. Charcol. résumée très simplement ; au lieu de se laisser aller îi la poursuite de l'inattendu, de l'étrange, il mnvient, quant à présent, de s'attacher fi saisir les signes cliniques, les caractères physiologiques Tacileroent appréciables des divers états des phénomènes nerveuv produits: de se renrermer d'abord dans l'examen des faits les plus simples, les plus conslanis, de ceux dont la réalité objective est le plus facile h mettre en évidence, n'abordant qu'ensuite et toujours avec circonspection les faits plus complexes ou plus fngilifs ; de négliger même, systématiquement, du moins ^ titre provisoire, ceux d'une appréciation beaucoup plus délieale, qui, pour le moment, ne paraissent se ratlarher par aucun lien saisissable aux faits physiologiques connus. C'est en grande partie, suivant M. Charcol, parce qne ces précautions si simples ont été trop souveni négligées, que les recherches sur l'hypnolisme considéré comme une névrose expérimentale, recherches deslinées certainement it porter quelque j.iur la lumière dans une foule de questions, nonseulemenl de l'ordre pathologique, mais encore de l'ordre physiologique ou psychologique, autrement presque inaccessible, n'onl pas jusqu'ici donné tous les fruits qu'on peut un attendre, el n'ont pas rencontré |)arloul l'îiccueil favorabt^ qu'elles mr-rilenl.

l.'llYPNOTISME aiEi! LES HYSTÉHIl}! RS

Les études failew h in Sulpôtrière coiicernaul rhypiiolisme ont J loujoups poplc- sur (le-i sujets atteints de grande hystérie (hys-l téro-f|iilepsie. liysterin major). Oest d'ailleurs sur les sujeUide f celle ralégoric surtout que les diverses élals nerveux produits 1 arlifîciellemenl semblent atteindre leur développement le] plus parfait et se montrer doués de leurs allributs les plus carnet 6 risliques. Il a paru plus philosophique des'nrrôter loul ] d'abord aux lypes réftulîers, classiques en quelque sorte, avant d'envisii^er les forines frustes, rudimt'ntaires,' mal j dessinées.

I. — EsSM l/l.VK nlSTl.Mll'Ul.N MIS(»r.nM'!ll(JI K 1)K< l'lït;ilS ÉTATS ]

^Env^:[■\ i:ii«riiis sin s i.n xoii iMiïi'^ririswK.

Les phénomènes si nombreux el si variés qui s'observent 1 chez les sujets hypnotisés ne répondent pas h un seul et même I état nerveux. En réalité, l'hypnotisme représente eliniquement un groupe naturel, comprenant une séried'états nerveux, 1 différenis les uns des autres, chacun d'eux s'accusanl par une j sj mptomatologie qui lui appartient en propre. Un doit, pari conséquent, suivant en cela l'exemple des nosograplies. s'êl- ' tachera bien définir d'après leurs caractères génériques, ces 1 divers élats nerveux, avuntd'entrer dans l'élude plus appro- 1 fondie des phénomènes qui relèvent de chacun deux. C'est.! faute d'avoir spécifié, au préalable, l'étal particulier chez le- J quel ils ont relevé une observation, que divers observateurs! arrivent Irop souvent à ne point s'entendra et il se contredira j les uns les autres «uns motifs suffisants.

Ces différeuLs élats, dont l'ensemble représente toute 1 syraptunialologie de l'hypaulisme, semblent pouvoir être ra-H menés, suivant )[. Cliarcot. à trois types fondamentaux, kl savoir: I* l'état cataleptiipie; 2" l'état léthnrgiipie el3" l'élal ]

(le somnambulisme provoqué ; chacun de ces étals, compri nant d'ailleurs un certain nombre de formes secondaires fl laissant place pour les élals mixtes, peut se présenter d'eni blée, priraitivement, isolément; ils peuvent encore, dans t cours d'une même observation, chen un même sujet, se p duire successivement, dans tel ou tel ordre, au gré de l'o servateur, par la mise en œuvre de certaines pratiques. Dm ce dernier cas, les divers états signalés plus haut représend tent en quelque sorte les phases ou périodes d'un même prq cessus.

Laissant de côté les variétés, les formes frustes, les éta mixtes, on devra se borner, dans cet exposé, à indiquer, d'il façon sommaire, les traits les pins généraux de ces trois éta fondamentaux qui dominent en quelque sorte la symptomuli logîp si complexe de l'Itypnolisme.

1° Etiil cnlahpliijiie. — \\ peut se produire : «l primitivn ment, sous rinllueiice d'un bruit intense et inattendu, d'm lumière vive placée sous le regard, ou encore, chez quelques,^ snjets par la fixation plus ou moins prolongée des yeux s nu objet quelconque, etc.; — b) consécutivement à l'étal léthargique, lorsque les yeux, clos jusqne-ift, sont, dans un tîeu éclairé, découverts par l'élévation des paupières. — Le sujet cataleplisé est immobile; il paraît comme fasciné. Les ye(ui.| sontouverts, le regard fixe; pas de clignemeutdeR paupières; J les larmes s'accumulent bient(\l et s'écoulent sur les joues. Assez fréquemment anesthésie de la conjonctive et même de la cornée. Les membres et toutes les parties du corps gardent souvent pendant un temps fort long les positions, les alli-^ ludes mêmes les plus difficiles ii maintenir, qu'on leura com-^ muniquôes. Ils paraissent d'une grande légèreté lorsqu'on les soulève ou les déplace, et l'on n'éprouve aucune résistance à les fléchir ou à les étendre. La oflexibilitas cerea»,

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