‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 48 sur 85 · I. iiïi>>oTis>j(: uiitz U'.s iiïSTÉiiiiiiiEs yO · texte numérisé non relu

I. iiïi>>oTis>j(: uiitz U'.s iiïSTÉiiiiiiiEs yO

que l'on a appelé « la raideur du mannequin des peintres ■> n'cMslenl pas. Les réflexes tendineux sonl abolis. L'hyperex-. citabililé neuro-musculaire fail défaut. — Il y a analgésie ' complète, mais certains sens conservent, du moins en partie, i leur activité (sens musculaire, vision, audition). — Celle ! persistance de l'activité sensorielle permet souvent d'impressionner de diverses façons le sujet calaleplitiue et de développer cliez lui, pa» voie de suggestion, des impulsions automaliques et de provO([uer des liallucinalions. Lorsqu'il en est , ainsi, les attitudes fixes, artificiellement imprimées membres, ou d' mie façon plus générale aux diverses parties., du corps font place à des mouvements plus ou moins complexes, parraitemenl coordonnés, en rapport avec la nature.] des ballucinations et des impulsions provoquées. Abandonné '■ à lui-même, le sujet retombe bientôt dans l'étal où il était 1 placé au moment où on l'a impressionné par suggestion.

2" Kiul It^lhard'tffiw. — Il se niunifcste : à) primitivement, 1 sous l'influence de la fixation du regard sur un objet placé &' une certaine dislance; b) conséculivemenl à] l'étal catalep-M tique, par la simple occlusion des paupières, ou pur le'^ passage dans uu lieu parfaitement obscur.

Fréquemment, au moment où il tombe tlans l'élat lélliargique, le sujet fait entendre nu bruit laryngé loul particulier, j en même temps qu'un peu d'écume se montre aux lèvres. ] Aussitôt il s'afTaisse dans la résolution, comme plongé dans ■ un sommeil profond. — Il y a analgésie complète de la peau 1 et des membranes muqueuses accessibles. Les appareils scn- I soriels conservent ct-pendant parfois un cerliiin degré d'ac- j livilé; mais les diverses tenlalives qu'on peut faire pour ira-' pressionner le sujet, par voie d'intimidation ou de suggestion, î restent le plus souvent sans effet. — Les membres sonfj mous, flasques, pendants, et, soulevés, ils retombent lourde-

àui Kr\T LhlIlAKMUlE

ment lorsqu'on les ubduiloime â eu\-inf^iiieï. Les gfohes oculaires sonl. aucoulraire. convulsés, les >eii\ clos on dmui-clos. el Ton observe IiabiUiellemenl un fréiiiissonieni presqi cessant tire iMtupic'res. — Les rùflexes lendineux sont e\a) riiyperescilabilili- nouro-niusculaire csL toujours préseal bien qu'à des iletrrôs divers. Elle pcul-Otre générale, c'esl-Adire s'étendre â l'ius les muscles de la vie- animale, face, troue, nierabres, ou. au coniraire, partielle, e'esL-à-dire occuper seulement les membres supérieurs, par e\emple, à l'exclusion de la face. Le phénomène en question est mis en évidence en excitant mépaniquement par pression, à l'aide d'un bftton, d'un manche de plume, par exemple, le Ironc d'uu nerl'; alors les muscles qui sout tributaires de ce nerf entrent en cnn- Iraction.

Les muscles eux-mêmes peuvent être directement bx( de la méiue fa^on sur tes membres, le tronc, au cou ; les excî^i talions un peu intenses et pUmgées déterminent la cunlrai ture des muscles mis en jeu ; ii la Tace, au contraire, les contractions sont pass!ig6res, elles ne s'ét<tblissenl pas ii l'état de contractnre durable. Lea contractures se jiroduisent . encore sur les membres, par le fait de la percussion répétée des tendons. Ces contractures, produites soit par l'excilaUon des nerfs ou des muscles, soit par la percussion exercée sur les tendons, se résolvent rapidement sous l'influence de l'excita^, tion des muscles antagonistes.

Chez le sujet plongé dans t'état létliargique, on peut, a qu'on l'a dit plus haut, développer instanlanémenl l'état ca leptique. lorsque, dans un lieu éclairé, on met l'uiil à décoi vert en soulevant les paupières supérieures.

ion les ila.^^

T Etat de soiiuinm/ju/isiiie jnvco'/nv. — Cet élat peut déterminé dircclemeni, chez certains sujets, par la Gxulion du^ regard et aussi par diverses pratiques qu'il esl inutile d'énifr

Page 1