‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 49 sur 85 · I. ll^P.NOTISMK i;llt/, I.KS BÏSTÉftlULKS · texte numérisé non relu

I. ll^P.NOTISMK i;llt/, I.KS BÏSTÉftlULKS

mérer ici. On le produit à volonlé chez les sujets plongi>s au \ prtkilable ï^uil dans l'élal léthargique, soit dans l'étal calu- U'pUque, eu exerçant sur le verlex «ne simple pression oo une frirlion légèro. Cet état parait rnrrespondre plus parlicuiîfcremenl à ce qu'où a appelé le sommet' mtignéfitjUe. ,

Les phénomènes très complexes qu'on peut observer danS', celle forme se soumettent difficilement à l'analyse. Ils ont ' élé, pour beaucoup d'entre cu\, provisoirement relégués sur le deuxième plan dans les rei'herchea faites il la Salpétrïère. Un s'est allaehé surtout à déterminer, autant que possible, les caractères qui séparent l'état de somnambulisme des | états léthargique et cataleptique, et à mettre en évidence la i relation qui existe enlrp ce troisième étal et les deux autres.

Les yeux sont clos ou demi-clos ; les paupières se montrent en général agitées de frémissemenls; abandonné à lui-mAme, le sujet paraît endormi, mais même alors, la résolution des membres n'est pas aussi prononcée que lorsqu'il s'agit de ] l'étal léthargique, l/byperexcitabililé neuro-muscuIaire, telle i qu'elle a été définie plus haut, n'existe pas, ou autrement d l'excitatiou des nerfs, des muscles eux-mêmes, ou encore II percussion des tendons ne détermine pas la contracture. PiU contre, on peut, par diverses manœuvres, entre autresi i t'aide ] de légers attouchements promenés à plusieurs reprises sut la surface d'un membre (passes), on encore, à l'aide d'un ] souffle léger dirigé sur la peaa. développer dans ce membre 1 une rigidité qui diffère de la coniractnre liée il l'byperexcita- t bilité musculaire en ce qu'elle ne se résout pus conmie celle- J ci par l'excitation mécanique des anlagonisles, et de l'immo- I bilité cataleptique, par la rési;ftaHcc même qu'on rencontrej au niveau des Jointures, lorsque l'on essaye d'imprimer «a ] membre raidi un cbangemeni d'attitude (flexibililas cerea). Pour la distinguer de l'immobilité cataleptique proprement j dite, l'on propose de désigner cette rigidité particulière & ]

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l'élal ^oiniiHmhulique sous le nom de rigidité catalepH

pourriiil encore Vap^eWr pxeudo-cataleptiçue.

Il y a analgésie culant^'e, mais en mt^rac temps lijperai le fort remarquable de cerlaiiis modes de la sensibilité de la peau, du sens musculaire cl de quelques-uns des sens spéciaux (vue, ouïe, odoral). Il esl, en général, facile, par voie d'injonction ou de suggestion, de délenniner chez le sujet la mise en jeu d'actes automatiques très compliqués : on assiste alors au\ scènes du somiiambvdisnie artificiel proprement dil.

Lorsque chez un sujet amené â l'élal somnambulique, on exerce à l'uide des doigts appliqués sur les paupières, une légère compression des globes oculaires, l'élaL lélhai^ique avec hyperexcilabilité neuro-musculaire peut remplacer l'état somnambulique ; si. nu contraire, relevant les paupières, on maintient, dans un lieu éclairé, les jeux ouverts, l'étal cataleptique ne se produit pas.

i; l'.MiTicn.rKiit: n l^ ckiiïais khsihiie des I'HKsosiéi

OHSEHVKS IIANS l.'hTAT HVrXJTIUlE.

.\. — hifliience d'au certain nonibve d'agents stir la pi-odi/'lion de /'/njpnntimip. — a) Influence d'une lumière vire. — Lu vif foyer lumineux (lampe Bourhouze. lumiÈre de llrummond, lumière électrique, lampe au magnésium) est placé sous le regard du sujet et au bout d'un temps très court, en général, apparaissent les phénomènes de Vétal rataleptique décrits plus haut. Il sufûl d'éteindre brusquement le foyer lumineux, ou simplemenl de fermer les yeux du sujet cataleptisé en abaissant avec le doigl les paupières supérieures.pour amener l'état léthargique aveL- hyperexcilabilité neuro-musculaire.

Il) Influence dex vibraliom d'un diapason. — Le sujet esl assis sur la caisse sonore d'un grand diapason mis

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en vibration. Au bout de peu d'instants il devient immobile, lo regard fixe; l'état cataleptique s'est produit, si alors les vibrations cessent brusquement, les yeux se ferment, un bruit larjngé i?e lait entendre, les membrestombent en résolution, en un mot Tétat léthargique a remplacé Télat cataleptique. Si, au lieu de s arrêter brusquement, les vibrations s'éteignent progressivement, l'état cataleptique primitivement produit persiste, au contraire; mais il suffit dans ce cas de clore les paupières du sujet pour que la léthargie se produise. r) [nfluencc (Tun bruit intense^ soudain et inattendu. — Le bruit soudain d'un coup frappé à Timproviste, sur un gong ou tout autre instrument du même genre, a pour effet de produire, chez la plupart des sujets hystériques, un saisissement qui, fréquemment, est immédiatement suivi de l'état cataleptique.

\\, — Du pliènomrne de l'hyper excitabilité neuro-mus^ rulaire en particulier, — C'est là un phénomène sur lequel M. Charroi a le premier appelé Tattention dans ses leçons de 1878, et dont, en collaboration avec M. le D"" Riclier, il a lait plus tard l'objet d'une* élude en règle [Archives de Xeuro/of/ie, t. Il et III ) ( i). Il est, on l'a vu, un des caractères fondamentaux de l'état léthargique. Il consiste sommairement en une aptitude spéciale que présente le nmscle (2) à entrtîr en contracture sous l'influence d'une simple excitation mécanique. L'excitation mécanique peut être portée sur le <*orps du muscle lui-même, sur son tendon ou sur le nerf dont il est tributaire. On comprend par là, qu'à l'aide d'un petit bâton, il soit possible, lorsque le phénomène est bien développé, de reproduire la plupart des expériences de Duchenne (de Boulogne), sur l'action partielle ou combinée des

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