‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 6 sur 85 · CAS ANCIENS · texte numérisé non relu

CAS ANCIENS

médiane, de petites cicatrices irrégulières, d'un brun jaunâtre, foncé.

L'observation qui va suivre est la première à notre connaissance, où Thémorrhagie a pu être attribuée à la rupture d'un anévrysme intra-cérébral reconnu au sein du foyer. Ce fait a été rapproché par Tauteur des cas d'hémorrhagies dues à la rupture d'anévrysmes des troncs artériels de la base du cerveau, et il paraît Tavoir mis sur la voie d'une généralisation applicable à la pathogénie des hémorrhagies cérébrales habituelles. Il dit du moins que la rupture d'anévrysmes intracérébraux pourrait bien être plus souvent qu'on ne le croit la cause d'hémorrhagies cérébrales.

Obs. LXXIX. — W. GuLL (1).

Femme de 43 ans. — Prodromes : dyspepsie, flatulence et céphalalgie de temps à autre. Tout-à-coup, la malade pousse un cri, tombe à terre, et le coma survient immédiatement. Mort au bout de trois heures.

Autopsie, Arcus senilis très prononcé. Dans le tiers inférieur du pont de Varole, sur la ligne médiane, existe un caillot récent du poids de 8 grammes. Après avoir enlevé ce caillot, on trouve, proéminent sur la paroi du foyer, un anévrysme pyriforme ayant à peu près l'aspect et le volume d'un grain de blé desséché. — Une fente longitudinale, que l'on remarquait sur le sac de l'anévrysme, avait donné issue au sang. — La substance cérébrale autour du foyer n'était point ramollie. L'artère basilaire était çà et là couverte de plaques blanches.

Les deux faits suivants se rapportent de toute évidence aux altérations anévrysraatiques qui nous occupent. Les anévrysraes que M. Heschl décrivait après >L MeynerL ont

1. Cases of Aneurism of the cérébral vessels. {Guy's Hosp. Reports, 3» série, t. V.)

Chargot. Œuv. compl. t. ix, Hémorragie cérébrale. &

66 pathogé:^ie de l'hëjiohragie cérébrale

été observés par lui chez 16 sujets el deux d'entre eux avaient succombé à l'iiémorrhagie férébralc. Cependant l'auteur, préoccupé surtout de savoirs! ces anévrjsmes, qu'il avait rencontrés presque exclusivement dans la protubérance, avaient une part dans le développement de l'épilepsie, n'a pas été frappé de la coïncidence de l'hémorrhagie cérébrale dans ces deux cas, et il ne se pose même pas la question de savoir si ces dilatations vasculaires peuvent jouer un rôle dans la production de l'apoplexie sanguine.

Obs. LXXX. — Hescul.

La sixième observation du docteur HeschI a trait à ud homme de 47 an», mort le 7 juillet 18C>i. Les petites artères de la protubérance présentaient des dilatations anévrysuiates variant du volume d'un graio de pavot à celui d"uo grain de millet. On trouve ud foyer de ramollissement dans le centre ovale, des cicatrices ocreuscs dans un corps strié, et une hémorrhagie de la protubéraoccayant fait irruption dans le quatrième ventricule. Los artères cérébrales étaient très alhéromateuses. Le cœur était hypertrophié avec dégénération graisseuse, l'aorte athéromateuse, les vah-ulesaorliques indurées. Atrophie granuleuse des reios.

Obs. LXXXÏ. — Hescul {Loc. cit).

La douzième observation du docteur HeschI concerne un

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