‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 66 sur 85 · DIATHÉSE DE CONTRACTURE CHEZ LES HYSTÉRIQUES · texte numérisé non relu

DIATHÉSE DE CONTRACTURE CHEZ LES HYSTÉRIQUES

môme résultat. Ce sont là des faits sur lesquels MM. Brissaud et Ch. Richct ont déjà appelé l'attention (1).

Nous avons vu, dans un cas, la diathèse de contracture s'étendre jusqu'aux muscles du visage. La faradisation de ces muscles, lorsqu'elle était un peu intense et prolongée, en amenait la contracture, et nous avions ce spectacle d'un visage conservant indéfiniment la môme expression, qui variait suivant le muscle excité, jusqu'à ce que les frictions répétées fissent cesser le spasme tonique musculaire et ramenassent les traits de la physionomie à leur état naturel. La même malade nous a raconté alors qu'il lui était arrivé plus d'une fois, à la suite d'un accès de rire violent, de conserver le rictus contre sa volonté et alors que l'envie de rire n'existait plus. Ce n'était que par des frictions sur les joues qu'elle parvenait à le faire disparaître peu à peu.

Il faut dire cependant que, dans la généralité des cas, la diathèse de contracture ne présente pas ce degré d'intensité. Son existense, souvent méconnue, demande à ôtre recherchée avec soin et il faut mettre en œuvre les différents procédés que nous avons énumérés. En somme, la diathèse de contracture représente à l'état de veille, le phénomène de l'hyperexcitabilité neuro-musculaire de l'hypnotisme, mais atténué et comme à l'état d'ébauche. Toutefois, nous ajouterons que, dans certains cas exceptionnels, il existait peu de différence entre les contractures provoquées pendant la veille et celles que nous avons données comme caractéristiques de l'état léthargique de l'hypnotisme.

Il convient donc de désigner sous le nom de variété léi/iargigue ^ ceiie îorme spéciale de la diathèse de contracture.

B. Dans d'autres circonstances, la diathèse de contracture

1 . Progrès médical, n«' 23 et 24, 1880. Charcot. Œuv. compl. t.ix, Hypnotisme. 99

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m- <•■ rel^Vf qut" sou? rinflufiicp des P.icilalîoDs cutanées sujiTlî.iflIpSft piv*<'nl<- aiorii les plus grandes analogies avec liiiontra.Uir.' iir-v-nn-e il^- la phase sorananibulique de l'h\^ iK.lisiiif. >ini> avon^i |iu observer récemment un cas des plus n-niarquablfs do ce iL-t-nre. Il s'agissaîL d'une jeune malade il*" 20 ans, présenlanl des crises hystériques convulsives et des contractures spontanées temporaires des diverses parties du foqis dont un dt's carai-lùres était de céder pendant le soiiiiiieîl. 11 sunisait. olit>z celte malade, de frâter la surfiice cutaiiOe pour provoquer une contracture énergique, qui disparaissait soit d'elle-même, soit sous l'inQuence d'une nouvelle pvitation cutané»'. Nous a%ions sous les yeux un spectacle parfaitt-nicnt analugue à celui que nous offre une hvstérique ploniréo dans i'élat sonniamhulique de l'h^pnotisnie. Au poîol de vue neuro-nmsculaire. on peut dire qu'elle était somnambule à l'olat de veille.

Nous ajituli'rons. pour compléter la ressemblance, que l'.'\cilalion mécanique pmfonde portée sur les tendons, les nuisdt's. ilemeurail sans résultat. Celte forme spéciale de (lialliési- (II' conlrai-lurr- mérite donc ie nom de variété soitlnft>ii//ii/iqi/e.

l'n di-liors des procédés nécessaires pour la révéler, la diatlièse rie contracture chez les hystériques présente les princi-

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