‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 3)Chapitre 74 sur 85 · CONTRACTURES SPASXODIQUES ORGANIQUES ET HYSTÉRIQUES · texte numérisé non relu

CONTRACTURES SPASXODIQUES ORGANIQUES ET HYSTÉRIQUES

faisceau pyramidal iransmellent, les unes, les excitations à Taclion, tandis que d'autres servent à Tinhibition. On sait, en outre, que la section du faisceau pyramidal a pour effet d'exalter, chez un sujet normal, l'excitabilité réflexe spinale ; cela se voit, par exemple, dans le cas de dégénération secondaire du faisceau pyramidal, à la suite de certaines lésions en foyer. En pareil cas, par suite de l'exaltation de l'excitabilité des cellules motrices, privées de l'action inhibitrice cérébrale, la tonicité se change en contracture par l'action, la moindre excitation provocatrice. D'abord, les réflexes sont exaltés, il y a opportunité de contracture. Mais un choc, un traumatisme, une faradisation exagérée produiront la contracture. Eh bien ! on peut admettre que, dans l'hystérie, il y a un état purement dynamique des filets du faisceau pyramidal et des cellules où ils prennent origine, ayant pour conséquence la cessation de la fonction normale d'inhibition et, en conséquence, le développement de l'excitabilité exagérée des cellules motrices ; on conçoit ainsi comment, à la suite de la moindre excitation périphérique dans l'hystérie, comme dans le cas de lésion organique, et plus encore dans la première, les contractures se produisent.

Vous voyez qu'il n'y a pas un abtme entre les contractures spasmodiques de cause organique et les contractures spasmodiques hystériques. Le siège et le mécanisme sont les marnes, en définitive, et cela fait comprendre que, dans la pratique, il y ait souvent des difficultés de diagnostic. En dehors de la considération des phénomènes concomitants et des diverses circonstances du cas, les seuls caractères diagnosliques sont, on effet, pour l'hystérie : l^ L'intensité même de la contracture, rarement aussi prononcée dans les cas organi(|uos : — 2"* Sa permanence, même la nuit ; — 3* Le début, souvent soudain, spontané en apparence ou sous l'influence

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connais pas de faits contraires à cette opinion en faveur de laquelle je puis alléguer que, dans notre service, où, à la suite d'accès convulsifs, de chutes, etc., les contractures naissent fréquemment, nous ne les voyons jamais persister, par la simple raison qu'elles sont combattues h Tétat naissant, aussitôt qu'elles apparaissent.

Nous voici en mesure, maintenant, de tirer parti du cas que nous avons sous les yeux, qui est relatif, ainsi que je vous l'ai dit, i\un cas de contracture hystériqite spasmodique^ sous forme de pied-bot varus, et qui a été traité et guéri par le procédé de la suggestion hypnotique. Il s'agit d'une jeune fille de dix-sept ans, grêle, élancée, et présentant un exemple de ce type allongé qu'ont affectionné particulièrement quelques artistes du seizième siècle, et en pjirticulier Jean Goujon, témoin les nymphes qui décorent la fontaine des Innocents, à Paris.

L'hérédité nerveuse de cette malade est très remarquable. Son grand-père, son père et son oncle paternel bégayaient. Un de ses cousins germains du côté paternel bégaye et est épileptique. La mère a eu une mort mystérieuse. Voilà, je le répète, des antécédents bien propres à expliquer le développement, chez noire jeune malade, des accidents dont elle a souffert.

Les débuts de V hystérie se manifestent, en janvier 1886, par une parésie des muscles intercostaux.

Peu après, elle présente des attaques intenses, pendant lesquelles elle se mord les lèvres, pisse au lit, fait Tare de cercle, Il y a huit mois, tout à coup, descendant du lit, son pied gauche, au moment où il a touché terre, a tourné, et alors s'est produit tout à coup un pied-bot varus droit (pied dévié en dedans et reposant sur son bord externe) des plus accentués [Fifj. 33), avec rigidité du genou et rotation de la cuisse, par suite de quoi la pointe du pied se place souvent derrière le talon droit (Fiy. 34).

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W« gône la marche, mais „,. IVmpMio pas

La ngidilS éU,il poussée à l'exlrtae : Me persi,lail jo.,*

corvTnACTi'RE nïSTÉitiQUE : si;rre»tio> 473

d'anesthésie, pas de rétrécissement du champ visuel. Mais il y a diatithe de contracture, ainsi une constriction du poignet ou du membre inférieur, et, soit dit en passant, cela montre que si la guérison de la contracture a été obtenue, cepen-

fij. ai. — Altit Icdcla naïade Ch ne do face (pied-bot vaniïdroil).

danl la tendance lux contractures n a pas disparu. C'est une

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liin'-riî'fiii rli; l'iiiiiilL-nl île riivstérîu locale ; ce n">«?l ^:W I L'iKTisuii <1-' la ti)aluili;> tout f^iitiër'> , I .

J'ai t'ait ]ilHi'>'r à cùlù une autre malade li>ï'ltn<iUtM l.-ii|ii<-ll<- Ilull^ avui)!^ iirodiiit artinriellemenl. jtar ^tisg''?ùi-c. | un-- li-roniialiùii vn tout spnihlabl«> à cellf qut' piv*.l'ii... a^all! la i-'iUTismi.

Voifi i'<iiiiiii'-iit If tniiti-iiii'ul a été t-oadiiit rli<>z [lolr- [i:;tail'' i:ii... .-t i!aii< «]in*lK-> roiiililions la ^iiérit^on a élc (■ iiii-'. Ain-i 'iu.\i*> vi»ii>rai dit. c'est In sug-gc^-lion h^pin'll;!. ■ mi"- '-Il jr-ii. Cv n'i-st pas là. taiil ?"en faut, ii t.-. ■■( i'oîi :i irîté liai!? ces derniers temps. iKn:ilif i.ù .1.- ,1. ■i.ieiils liisti'Tiqiies varit-s, qui avaient vvut i-lv gut^pïs (le c-elte façon rKiralv- .-ti-. M. le professeur Grasset ;ii.' Mu

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il.' .-1' -.'iir.' r.'latir. lui aussi, à une contrarhire hvslêii'P

ilalaut ilf 'i\ nioi>. <■! loul récemment, le docleur Bêrilli*

.liili'Uail iIliv uu'' jeiiut' fil!»' de viilfïl ans, en (len\ >êaiu''~

d'h>[ Ii-nif. iii ::uéri:ioii eoinpU'te d'nn eas de niulîsmi> n-r-

v<-ii\ M iiniiilaiil à Itiiit mois.

haii-^ !'■ i-a- di- M. drasM'l. il fallut, comme dans le nôlri'. -■\ [piiii'lr'' a plii-ieurs reprises :âtrois fois. Dans le nOilre, ila l'allii lin ln-aiiioiip plus i:raiHl nombre de séanees pour olitriiir iiHal drtiiiilir. II > ;i, en elTeV. p^ns de Ifa

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