TIC FACIAL
se produira quand nous le désirerons. Vous la voyez avec un coussinet sur Toeil droit, à l'état de repos ; il ne se passe rien de particulier dans la face. Mais nous allons enlever le coussinet ; si nous le relevons seulement légèrement, sans découvrir le globe de rœil, qui est en permanence protégé par les paupières contracturées, il se produit déjà une contraction des muscles de la face à droite. Si nous découvrons l'œil, le spasme se produit plus énergiquement encore, et il se fait une distorsion affreuse ^ifixe des traits du visage. Le résultat ne manque jamais ; repos aussitôt que le coussin est en place, contracture tant qu'il n'est pas appliqué.
Ainsi, il existe une différence remarquable entre ce cas et le précédent, tellement que nous sommes conduits à nous demander si nous ne sommes pas en présence d'un de ces cas singuliers de simulation dont est remplie l'histoire de l'hystérie.
Il faut dire tout de suite que l'affection actuelle a été précédée, il y a un an, d'un spasme de l'orbiculaire droit, qui est survenu sans cause connue, sans douleur. Peu de temps après, il se produisit des crises nerveuses avec rires, pleurs, cris. Kn août dernier, à la suite d'une éleclrisation locale, le spasme de la face s'est déclaré tel qu'il est aujourd'hui.
Examinons les choses d'un peu près. L'existence d'un blépharospasme chez des sujets nerveux, hystériques, n'est pas une chose rare, qui doive surprendre. Que ce spasme s'étende à la face, rien d'extraordinaire ; cela s'est vu dans nombre de cas. Enfin, rien de plus naturel que le spasme soit tenu en échec par une pression exercée sur certains points. De (jrœfe a depuis bien longtemps appelé l'attention sur l'existence de ces points d'arrêt, que le médecin doit chercher, et que les malades trouvent souvent eux-mêmes, empiriquement. Dans le cas actuel, le point d'arrêt serait la paupière elle-même ou l'arcade sus-orbilaire.