‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 118 sur 156 · EXISTEXCE DE STIGMATES HYSTÉRIQUES · texte numérisé non relu

EXISTEXCE DE STIGMATES HYSTÉRIQUES

lie des Archives de Neurologie^ Ces études m'ont en effet conduit à reconnaître — contrairement à l'opinion vulgaire à laquelle je m'étais jusque-là rattaché sans réserve, — que les paralysies motrices hystériques paraissent être régulièrement marquées par Pexislence d'un certain degré d'atrophie musculaire ; que celle-ci même, à la vérité toujours sans accompagnement de réaction dégénérative, peut être parfois poussée fort loin et se développer avec une rapidité remarquable '.

Quoi qu'il en soit, le diagnostic auquel nous nous arrêtons va se trouver pleinement légitimé, surtout en l'absence de tout symptôme pouvant se rapporter à une lésion organique on foyer des centres nerveux, par les résultats que nous donne la recherche des stigmates hystériques. Il existe du côté gauche, c'est-à-dire du côté où se voit la contracture, une hémianalgésie totale, et de plus, du même côté, une obnubilalion assez marquée de l'ouïe, de Todorat et du goût, en même temps qu'un rétrécissement très manifeste du champ visuel. EnQn, les attaques sont elles-mêmes représentées ainsi qu'il suit : De temps à autre, il se produit dans le membre contracture une sensation d'aura qui remonte vers le pharynx et y produit un sentiment d'étouffement. Plusieurs fois, cette attaque esquissée a été suivie d'une aphonie qui a persisté pendant quelques jours.

Je crois en avoir dit suffisamment pour montrer non-seulement que notre malade est sous le coup de la diuthèse hystérique, mais encore que la contracture qu'il présente au membre supérieur gauche n'est pas autre chose qu'une des nombreuses manifestations de l'hystérie.

Pendant le cours de l'exposé qui précède, vous n'aurez sans

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