Voir TAppendice IV, p
DIATHÈSE DE CONTliACTURE 415
membre paralysé se fût prodnile dans l'accident du tamponnement, et que l'application d'un bandage fûl par là devenue nécessaire, nous aurions aujourd'hui sous les yeux, non pas une monoplégie avec flaccidité, mais bien une monoplégie avec contracture comparable h celle que nous observons chez Dum... Cette proposition peut être, vous allez le voir, justifiée en quelque sorte expérimentalement. Ainsi j'applique devant vous, sur l'avant-bras paralysé et flasque de Mouil..., quelques tours de la bande d'Esmarch et presque aussitôt vous voyez la contracture spasmodique se produire au poignet et aux doigts de la main. A la vérité, celte contracture se dissipe peu de temps après que la bande a été enlevée. Mais, fort de la connaissance des faits sur lesquels j'appellerai votre attention dans un instant, il me paraît légitime d'admettre que la contracture en question pourrait devenir durable, comme elle l'est chez Dum..., si l'application de la bande était plusieurs fois répétée, ou maintenue pendant longtemps.
Pour en revenir maintenant à Dum..., nous admettons donc que, chez lui, il a existé dans le membre paralysé une tendance à la contracture analogue à celle qui vient de se révéler chez Mouil... par lapplication de la ligature, et que cette tendance s'est réalisée sous l'influence de la pression exercée par le bandage à fracture. En faveur de celte conclusion, nous pourrons invoquer encore que chez ce môme Dum... la tendance à la contracture existe, à l'heure qu'il est, de la façon la plus manifeste, dans le membre inférieur gauche, c'est-àdire du côté où se voit la contracture du membre supérieur. Vous constatez, en effet, que l'application de quelques tours de la bande d'Esmarch sur ce membre inférieur au-dessus du genou produit la rigidité de la jambe, et que la même application faite à quelques centimètres au-dessus du pied détermine la formation d'un véritable pied-bot équin. Il n y a donc pas lieu de s'étonner, après tout ce qui précède, que Tappli-