‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 13 sur 156 · TIC FACIAL · texte numérisé non relu

TIC FACIAL

OU moins légitime est imminente. Nous n*avons pas voulu pousser Texpérience plus loin.

En pareille circonstance, que faire ? Attendre et ne rien dire. Nous ne voulons rien révéler, quant à présent, de notre opinion au père non plus qu'à la fille, dans la crainte de perdre leur confiance ; nous suivons seulement un traitement qui sert de prétexte. J'espère que notre jeune malade nous restera attachée encore pendant quelque temps et que j'aurai l'occasion de vous la représenter de nouveau *.

i. Depuis la leçon, Mlle A. a été isolée de sa famille. Elle est entrée à rhospice le 27 mai, et elle n'a subi d'autre traitement que l'application à distance d'aimants du côté du spasme et quelques séances d'électrisation statique. Le !«>' avril, sous l'influence de Téleclrisation, le spasme a diminué momentanément et la sensibilité a augmenté. Jusqu'au 18 juin, il ne s'était rien passé de particulier ; mais ce jour-là, elle a eu une attaque avec cris aigus et quelques contorsions, prédominant toujours à droite, du côté du spasme. Ces attaques se sont renouvelées plusieurs fois depuis. Pendant e mois de juillet, on a fait presque tous les jours usage de l'aimant à distance ; la contracture de la partie inférieure de la face a disparu insensiblement ; le 26 juillet, il ne restait plus que le blépharospasme. Le lendemain, ù la suite d'une contrariété, elle a eu une attaque assez violente, l'œil est reste normalement ouvert depuis ; mais les attaques se sont reproduites encore plusieurs fois. Ch. F.

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