‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 134 sur 156 · Voiries Leçons XX, XXI, XXII · texte numérisé non relu

Voiries Leçons XX, XXI, XXII

2. Voir J. Babinski De i*alrophie miuculaire dans les paralysies hystériques, {Areh, de Neurologie, n«» 3i et 35. Voir aussi : Progrès médical^ 1886, no 6 cl rAppENDice IV, p. 478.

^i'^i AniXblCt

Les notions du sens musculaire et le

▼olontaire.

(Voir la Leço^UJI. p. i«Gî-

Jai (ilé conduit & admollre, avec bon nombre d'iulecrs. çie

l(î» rftpr6«enlations motrices qui précèdent Léce5siir?menl

raccoiiipliHftcmcnt d'un mouvemenl \olôct3iire, 5>5erlaenl

daiiH IcH centre» moteurs corticaux où elles trouvent leur sub-

Hlratum organique, et plus précisément, dans lescello'e? ner-

vrUMeH niolrice» de ces cenlres. Elles seraient pr:n*!pa!emenl

r()iislitiié<!S r»arle <( senliniont d'innervation »', de « Jéchir^e

nrrveuse " comme on l'appelle encore et auraiecl. je le ré-

ptîle, une oriprine centrale. Les notions fournies par ce qu'on

iinnnncî proprement Ut sens musculaire » i^S. Kineslbélîque

(If ilastian) contrôleraient, au contraire, en des impressions

venant de la périphérie, à savoir, de la peau, des nmscles.

iWs aponévroses, (le> tendons, des capsules arliculairesenfln :

(•l•^ ini[)ressions s'emniaga.-ineraient dans les centres sensilifs

j.,j|.[ii.mix où pourrait a\uir lieu leur rappel idéal. Seules» les

i)iTmièn*ï^ tlo ces représentations seraient véritablement in-

ili^peiisahles à la mise en jeu du mouvemenl voulu: les

Hcrontlcs interviendraient, en général, seulement d'une façon

Mséciilivc, niais très efficacement cependant, en complé-

\\ dirigeant, perfectionnant, pour ainsi dire, le mouvement

..., pj^Yolc d'exécution. On sait, d'ailleurs, par de nombreux

SENS HUSCULAIKË 4G5

exemples, que Timage visuelle d'un mouvcmenl volontaire qui s'exécute, contribue puissamment à ce dernier résultat.

D'après cela, si les représentations soit kineslhéliques, soit visuelles persistant, les représentalions motrices proprement dites venaient à faire défaut, en conséquence d'une lésion survenue dans les cellules nerveuses du centre moteur cortical d'un membre, ou dans les prolongements qui les mettent en rapport avec les centres d'idôalion, il s'ensuivrait nécessairement une paralysie complète des mouvements volontaires de ce membre. Dans un livre oublié qui m'a été obligeamment signalé par mon éminent confrère, M. le professeur Janet, Rey Régis, docteur en médecine de la Faculté de Monîpeltier, avait déjà, en 1789, reconnu l'existence de paralysies motrices dépendant de la perte du souvenir de la force motrlcCy causée par la lésion de certaines parties du cerveau, {Histoire naturelle de Came. Londres, 1789, p. 26 à 28.)

On comprendrait par ce qui précède que la suggestion d'impuissance motrice puisse, ainsi qu'on l'a dit (p. 336), déterminer chez quelques sujets une paralysie motrice complète sans accompagnement d'un trouble quelconque de la sensibilité cutanée ou profonde, et plus particulièrement sans perte aucune des notions fournies par le sens musculaire. Mais souvent, comme nous l'avons fait remarquer, la suggestion de ce genre, en tant du moins qu'elle s'adresse à des hystériques préalablement hémianesthésiques et qu'elle ne s'accompagne d'aucune injonction relative à la sensibilité, cette suggestion, dis-je, est suivie, d'uprès nos observations, non seulement de la paralysie du mouvement, mai? encore de la perte de la sen* sibilité dans tous ses modes, y compris les notions du sens musculaire. On pourrait dire que, dans ce dernier c.ts, la paralysie de l'appareil fondamental du mouvement volontaire, entraîne avec elle, en quelque sorte, la paralysie de l'appareil de perfectionnement. Il est vraisemblable, de plus, que dans

Gharcot. Œuvres complotes^ t. m, Système nervcix. 30

ces faits de paralysie par suggeslion hypnotique, comme dans bon nombre de cas de paralysie hystérique avec flaccidité, reconnaissant d'ailleurs peul-êlre, également, un point de déparl psychique^ les noyaux gris sous-corticaux et bulbaires, ainsi qi:e les cellules nerveuses spinales qui, dans Télal normal, sent en relation directe ou indirecte avec les centres corticaux moteurs, peuvent être aCTeclés plus ou moins profondément, en conséquence d'une diffusion de la lésion de ces centres. Cest ce dont paraissent témoigner et la perle des mouvements automatiques, quelle que soit leur origine, et aussi 1 abolition ou la diminution des actes d'ordre purement réflexe, qui, en pareille occurrence, s'ajoutent à la paralysie des mouvements volontaires.

Les queLjLies passages qui vont suivre m'ont paru suffisamment caractéristiques pour montrer l'idée que se font les auteurs auxquels ils sont empruntés, concernant la nature et le siège du prooessus psycho-physiologique placé à l'origine des mouvements délibérés. « Si Tidée tend à produire le fait, dit M.^Dain {Les Sens et rint>:îligence, Irad. Gazelles, 4874, p. 298), c'est que l'idée est déjà le fuit sou> une forme plus faible. Penser, c'est se retenir de îKirlcr ou d'uijir. » « Les actions mentales s'accomplissent dans It'suKMiies cercles ^^centrcs?) que les actions physiques... Il suffit d'ordinaire d'une volition pour les porter au point où elles melleulenjeu les muscles » (/oc. d^, p. 305). «Comme les nerfs re\*us par les muscles sont principalement des nerfs moteurs qui y conduisent le stimulus émané du cerveau... nous ne pouvons mieux faire que de supposer que la sensibilité concomitante du mouvement musculaire coïncide avec le courant centrifuge de la force nerveuse et ne résulte pas, comme dans la sensaliim prortnicnl dite, d'une influence transmise par les nerfs centripètes»* :<:.■: -L, page 33). « Dans l'acte volontaire, considéré sous sa rïjrz la ^ilus simple, dit M. H. Spencer {Principes de psychologie^ . .. *t.i. Kibot et Espiuas, p. 539), nous ne pouvons rien troui %c ^UA&^uuue représentation mentale de l'acte suivie de son

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