CINQUIÈME LEÇON
I. Amyotrophie et contracture réflexes d'origine articulaire. — II. Migraine ophthalmique se manifestant à la initiale de la paralysie générale.
Sommaire. — I. Rhumatisme &rticulaire chronique. — Contracture réflexe d'origine articulaire. — Déformations dans le rhumatisme articulaire chronique : i^ type d'extension ; 2<> type de flexion. — Main de l'athëtose, main de la paralysie agitante. — Les déviations articulaires du rhumatisme chronique reconnaissent pour cause une afTection spinale développée suivant le mécanisme des actes réflexes. — II. Paralysie générale progressive. — Migraine ophthalmique au début. — Scotome scintillant. — Hémianopsie.
Messieurs,
I. La première malade sur laquelle je désire appeler votre atlention présente un exemple d'arthrite sèche de la hanche, et vous pourrez chez elle reconnaître cet aplatissement de la fesse dû à Tatrophie des muscles fessiers, et que je vous ai déjà signalé comme pouvant, dans certains cas difficiles, contribuer à fixer le diagnostic.
Il s'agit d'une femme de 62 ans, chez laquelle nous ne pouvons pas relever Tétiologie ordinaire du rhumatisme articulaire chronique; elle n'a jamais habité un endroit humide, et d'ailleurs, les autres articulations sont indemnes. Elle accuse la machine à coudre, dont elle s'est servie pendant longtemps, d'avoir déterminé l'aSection actuelle de la hanche droite. La maladie a débuté, il y a un an, par une certaine gène dans la
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jointure; puis sont survenues des douleurs spontanées, se manifestant surtout la nuit, siégeant à la partie inférieure de la fesse, le long de la cuisse et à la partie interne du genou. II y a eu, à un moment donné, des craquements articulaires qui n'existent plus. Aujourd'hui, il n'y a plus guère de douleur spontanée, et on n'en détermine point, lorsque Ton percute le grand trochanler ; il n'existe pas de raccourcissement bien marqué du membre, qui a cependant une tendance, remarquable à se placer dans la rotation en dehors, comme vous pouvez en juger à distance par la direction du pied. La malade marche assez bien, et quand elle a fait quelques pas, elle ne botte guère : mais lorsqu'elle est assise, il lui est impossible de croiser la cuisse droite sur la gauche, tandis qu'elle croise facilement la gauche sur la droite. Les commémoratifs et les troubles fonctionnels encore existants mettent hors de doute Texistence, à un moment donné, d'une lésion articulaire ; mais si ces renseignemenls étaient moins significatifs, notre attention devait être attirée vers la jointure par l'aplatissement de la fesse droite, qui est très remarquable. Non seulement la fesse paraît à première vue très amaigrie, mais par la palpation on la sent plus molle, plus flasque que la gauche ; du côté droit, les doigts arrivent facilement au contact de l'ischion, ce qui n'a pas lieu du côté gauche; en outre, vous voyez que le grand trochanter droit paraît beaucoup plus saillant, ce qui tient à l'atrophie du petit fessier.
Je tenais à vous montrer celte malade, dont l'histoire doit être rattachée à celle des amyotrophies de cause articulaire qui nous occupent en ce moment. Je vais maintenant ajouter quelques détails aux documents qjne je vous ai présentés déjà, relativement aux contractures spasmodiques qui se produisent souvent, en conséquence d'une lésion des jointures et quelquefois concurremment avec l'amyotrophie. J'ai essayé d*éta*