‹ Œuvres complètes de J.-M. Charcot v. 9, 1890 (volume 4)Chapitre 20 sur 156 · Piorry. — Traité de médecine pratique, p · texte numérisé non relu

Piorry. — Traité de médecine pratique, p

3. Ch. Féré. — Contrifmtion à fétude de la migraine ophthalmique, (Herue de médecine^ iSKi.)

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lez pas toujours, d'après la cnnnaissance i» ces faits, qui sont en réalité les plus vulgaires, porter toujours un pronostic favorable ; attendez avant de vous prononcer, regardez les choses de plus près, soyez réservés.

Des accidents divers peuvent se produire; ainsi, comme je l'ai démontré, il n'est pas un des phénomènes habituellement transitoires du syndrome : migraine ophthalmique, qui ne

meSlINK OFHTHALIUOUK 7?

puisse s'établir à l'état permanent ; ainsi l'aphasie, l'hémiopie,

Fiç. II. — RspiinnUnl l< ritrMiMintBt homaDrma da ehimp lini*!, daai on tm d« nignlB* ophttaiiIailqDa. (Bispriiiilta k I* thiH da U. F*rt : Du tmblu fortetiomtU dt la *<n'n fr UtiMU térUrtlf, (RM, p. IIID.)

la parésie d'un membre, après s'être manifestées, d'une ma-

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nière transitoire, nombre de fois, persistent définitivement à la suite d'un nouvel accès.

Enfin, une combinaison peu commune est celle dans laquelle ces mêmes accidents de la migraine figurent parmi les accidents prodomiques congestifs de la paralysie générale progressive. Cette combinaison est, sans doute, rare et n'est pas notée, je crois, par les auteurs ; je Tài reiicontrée cependant trois ou quatre fois.

Voici, d'ailleurs, l'histoire de H. L..., en résumé: Depuis deux ans, il est irritable, méticuleux ; cependant, au mois de juillet dernier, il a pu passer avec succès un examen de droit, devant la Faculté de Paris. Les premiers troubles qui ont surtout frappé l'attention remontent au mois de septembre 1881. 11 a eu alors une première attaque^ accès de migraine ophtbalmique, avec scotome scintillant et affaiblissement de la vue du côté droit, accompagnés d'embarras de la parole, de parésie et d'engourdissement du membre supérieur droit. Il est resté troublé pendant huit jours, puis tout est rentré dans l'ordre. — Huit jours plus tard, il a eu une deuxième attaque, sans perte de connaissance, avec embarras de la parole. L'intelligence reste obtuse pendant 24 heures ; il paraît se remettre complètement, en apparence ; mais il est nerveux, irrilé ; il peut se remettre au travail, cependant. — Au mois de février i882, i\ R une troisième attaque avec les mêmes symptômes de migraine ; miais, en outre, il a cette fois des secousses convulsives à caractère épileptifôrme, avec perte de connaissance. Cela a duré deux heures, ce qui semble indiquer qu'il y a eu une série d'attaques qui ont présenté cette particularité que les secousses prédominaient à droite. A. la suite de cette attaque, l'embarras de la parole a persisté. — Huit jours plus tard, il a eu une quatrième attaque du même genre, avec recrudescence de l'embarras de la parole et faiblesse du bras droit. — Enfin, le 5 mai, il a une cinquième attaque, avec pa-

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résie du bras droit, suivie, le lendemain, d'une parésie du membre inférieur droit. Pendant les cinq ou six jours qui ont suivi, il ne pouvait dire autre chose que « à cause que ». Le bras droit est resté paralysé pendant un mois. C'est surtout à partir de ce moment que le niveau intellectuel baisse ; il est devenu très enfant ; il est docile, mais très mobile, pleurant et riant avec une grande facilité. Il ne peut presque pas écrire de lui-même, mais il copie cependant une page, d'ime écriture tremblée. La mémoire est aussi affaiblie que le jugement et la volonté. Il éprouve de temps en temps le scotome scintillant. Vous le voyez s'avancer avec une démarche titubante ; ses mains tremblent, sa langue tremble aussi; sa parole est à peu près inintelligible ; sa physionomie est caractéristique : le regard éteint, les paupières tombantes, etc. Sa pupille droite est plus dilatée que la gauche ; elle n'agit que faiblement par Texcilation lumineuse, mieux par la convergence .

La morale de tout ceci. Messieurs, c'est qu'il ne faut pas s'arrêter sans critique à Tidée juste pour l'immense majorité des cas, que le scotome scintillant et les autres phénomènes qui souvent l'accompagnent sont choses de peu d'importance. Sous des dehors bénins peut se cacher le début d'une maladie grave ; il ne faut pas s'y laisser prendre \

1. Depuis que cette leçon a été faite et publiée dans le Progrès médical^ . M. Parinaud a fait connaître un fait du même genre (Archives de Neurologie, T. V, p. 5T). Ch. F.

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