TROUBLES DE LA MICTION
tique survenue à la suite d'un accouchement difficile et qui avait nécessité Teniploi du forceps. Dans ce cas, la névralgie a été suivie d une atrophie paralytique, portant sur les muscles jumeaux, et qui a résisté à tous les moyens mis en œuvre. Nous allons voir que des lésions dyslrophiques tout aussi graves et répandues sur un grand nombre de muscles se sont produites, dans notre cas.
Mais il nous faut insister actuellement sur une série de faits qui se sont produits environ trois mois après le traumatisme, point de départ de tout le mal, et qui mettent dans tout son jour, chez notre malade, la participation du centre spinal.
Donc, vers le 15 mars, alors que les douleurs commencent à s'atténuer, Timpuissance motrice était cependant portée au plus haut degré ; un sentiment de barre douloureuse occupant la région lombaire des deux côtés vînt & s'établir et persista pendant plusieurs jours. Deux ou trois jours après, survint une impossibilité d'uriner. Le lendemain, le malade urina goutle à goutte, involontairement, et sans éprouver le besoin d*uriner. Il se fait alors transporter à l'hôpital Necker, dans le service de M. Guyon, oîi on le sonda. Là, on constata qu'il n'existait ni rétrécissement urétliral, ni tuméfaction de la prostate, faits que des explorations ultérieures ont confirmé. Depuis cette époque, le malade n'a pas cessé de se sonder deux ou trois fois par jour ; quand il néglige de le faire, Turine s'écoule goutte à goutle. Aujourd'hui, la situation à cet égard s'est un peu améliorée : il urine quelquefois volontairement^ mais non sans efforts ; le plus souvent cependant, il est obligé défaire, comme par le passé, un usage régulier de la sonde.
Il ne saurait vous échapper que cette incontinence persis-