PARALYSIE
Il nous sera facile d'élabiir, par contre, que les muscles innervés par le grand et le petit sciatiques, les deux troncs nerveux simultanément contus, sont, pour la plupart, profondément atteints. 1* Le grand fessier est mou et flasque. Vous savez que ces muscles, d'après Duchenne, n'ont pas grand usage dans la station ; leur action se révèle quand il s'agit de mouvements qui exigent une action musculaire énergique, comme dans l'acte de monter sur une chaise. Vous voyez que notre malade est dans Timpossibilité d'accomplir cet acte sans appui, alors surtout qu'il veut l'exécuter avec le membre gauche. 2* Les muscles postérieurs de la cuisse, fléchisseurs de la jambe. 3" Les muscles qui produisent la flexion plantaire et la flexion dorsale du pied sont aussi fortement atteints. Il est impossible au malade, par exemple, de se tenir sur la pointe du pied.
Ainsi, tous les muscles innervés par le grand et le petit sciatique, ou peu s'en faut, sont profondément affectés. Une telle impuissance musculaire pourrait à la rigueur s'expliquer, en admettant une lésion des tubes nerveux moteurs, développée au-dessous du point contus, en conséquence même de la contusion. Mais, cette explication ne peut plus être admise, si l'on considère que, de ce même côté gauche, le petit et le moyen fessiers, innervés par le nerf fessier supérieur qui, lui, émane directement des premières branches du plexus sacré, que ces muscles, dis-je, participent, eux aussi, à l'altération.
On sait, surtout d'après les recherches de Duchenne, que ces muscles ont pour action, dans la station et dans la marche, de fixer le bassin de manière à l'empêcher de s'incliner soit à droite, soit à gauche, suivant que c'est le muscle du côté gauche ou, au contraire, celui du côté droit qui agit.
Déjà, si nous considérons notre malade dans la station, nous